31.5.08

A.nonyme(s)


"Quelque chose arrive, quelque chose amenant avec soi une lettre, puis d'autres. Un peu de lumière renversée sur un peu de feuilles. Ecrire, toucher du doigt la voûte céleste du silence, le ciel bas du langage, écrire. La conscience de ces choses est obscure. On dirait que les mots dépérissent, qu'ils manquent d'un signe d'air ou de feu, et voilà, on est déjà sur l'autre rive, sauvé."
"L'ennui léger d'une petite fille dans deux mille ans d'histoire", dans L'Enchantement simple de Christian Bobin.

Dessin de Niccoletta Ceccoli

28.5.08

Faites les trottoirs!

Tout le monde s'est moqué il y a deux mois quand j'ai ramené ça :

Eh bien, après quelques dimanches passés à gratter, poncer, clouer et peindre, je vous présente ma nouvelle commode à sous-vêtements :


Les poignées sont provisoires, j'attends d'en trouver de plus intéressantes sur de futurs vide-greniers.


Il me reste aussi deux petits cache trous à mettre au milieu des tiroirs quand j'aurais trouvé les poignées adéquates.


Je n'ai pu me résoudre à détapisser l'intérieur des tiroirs... Je trouvais le papier tellement drôle et kitsch que j'ai décidé de le garder... mes culottes et chaussettes sont ravies!

De la même façon, nombreux ont été ceux à pester l'année dernière quand j'ai remonté ça :


Bon, il est vrai qu'à l'époque, elles étaient noires avec des dessins fleuris verdâtres, et recouvertes de cinq couches de peintures et vernis différents... Un an (moui, un peu plus...) qu'elles traînaient dans le garage des cousins... et puis cette année, le stress aidant, j'ai décidé de me défouler. Donc, décapage, ponçage, redécapage, reponçage, reredécapage... oui, elles étaient vraiment chargées d'horreurs. Pour une idée plus précises des strates que j'ai explorées : vernis, verdâtre, noir, sous-couche, vernis, rose, vernis... bois!!! Enfin! Dernier ponçage, peinture et voilà :
Ah, j'en ai profité pour faire le plateau de table ronde trouvé quelques mois plus tard abandonné sous un arbre pour cause de vernis plus qu'écaillé (ponçage, renforcement de l'assise, pieds neufs achetés chez LM, et peinture). A venir : les coussins de chaises, fleuris et ronds... prévus pour cet été après les leçons de couture de Belle-maman...

Résultat : maintenant j'ai une belle table à manger toute simple avec ses chaises assorties. Quand je vous dis que ça vaut le coup de faire les trottoirs!


p.s.: certains ont vraiment l'esprit mal placé...


27.5.08

J-29


J'ai la niac... et vous? 

p.s.: (mon dieu, par pitié aidez-moi, je vous salue très saint jury... moi, peur? jamais...)

25.5.08

Fallait-il vraiment regarder la cérémonie de clôture du festival de Cannes?

Cette année, il était spécial de suivre les infos de Cannes. D'ailleurs, on se demandait même sur certains reportages ce qui se passait là-bas. Un rendez-vous de la mode? Des défilés l'oréal? Mais non, c'était le lancement du nouveau concept de soirée lancée par Cathy G....

 Heureusement, cette année, il y avait en parallèle un petit groupe de personnes intelligentes qui avait décidé de regarder ces choses que l'on appelle films. Une certaine liste traînait par là, et un drôle d'hurluberlu à la tête de poussin ébouriffé l'a ramassée presque par hasard, et a décidé de véritablement voir et entendre ce qu'elle contenait. Mieux, il l'a partagée avec des copains (et des copines sympas comme Marjane et Nathalie) et ils ont décidé de dire haut et fort que le cinéma c'était aussi un ensemble d'irrégularités qui ressemblait au monde. 
De montrer que des films qu'ils soient russes, turcs, belges ou français  le valaient bien -plus que certaines. 
Et surtout, qu'un prof de banlieue qui voulait aider ses élèves tout en vivant sa propre vie pouvait toucher unanimement plusieurs nationalités. Que c'était ça aussi la tchatche de la société française : sa jeunesse, et ceux qui l'accompagnent. 

Accepter sur la scène du palais un foutoir d'ados et de stars enfin mis à égalité face aux appareils voraces des journalistes... Oui, ça valait  le coup de regarder cette cérémonie!

Les lauriers pour un film français... on s'échappe d'entre les murs, et on se croirait presque sous le soleil... 

p.s. : à recommander à un certain ministre... en espérant que ce film pourra lui être diffusé dans les établissements scolaires, plus longtemps que quatre mois, trois semaines et deux jours... 

19.5.08

Mes nouvelles plantules

Elles sont mignonnes, elles sentent bon, et elles mangent mes moucherons : voilà mes nouvelles copines offertes jeudi dernier par Bibi  (lequel ne m'a jamais amené de bouquet, mais toujours des plantes en pot... appel du pied...) : 

Je ne sais pas ce que c'est, je soupçonne un gloxinia... si vous le savez, faites-moi signe. Ses feuilles sont veloutées et ovales. Voici Rosie. 

Elle est rigolote, et surtout elle est utile. Je vous présente Audrey II, dionée vigoureuse qui m'a déjà attrapé un moucheron...

Il sent bon, il est à croquer, il est doux : c'est Minguinho, mon petit calamondin. 

Et oui, je donne des noms à mes plantes. Pire, je leur parle quand je les arrose et les soigne. Quoi? vous n'avez jamais lu Tistou les pouces verts? Vous devriez...

p.s. : une carte postale à celui qui devine l'origine des noms...

18.5.08

Would you like some tea with...


 ... with your scones "faits maison" par mes blanches mains? Pour ma part, je me suis bu une tasse de lapsang-souchong pour fêter la réussite de ce premier essai. L'avantage du thé fumé, c'est qu'il se marie aussi bien avec le fromage que les raisins, ou le chocolat, voire même avec les scones natures... un quart d'heure à faire, un quart d'heure à manger... vive les goûters dominicaux tardifs! 

17.5.08

Ma bibliothèque



Grâce à un gentil commentaire j'ai aujourd'hui découvert le blog de miss glu. Plusieurs de ses billets au style incomparable m'ont fait rêver, d'autres m'ont émue. L'un en particulier a fait vibrer quelque chose. Elle y raconte sa bibliothèque avec amour. Cela m'a fait me précipiter devant la mienne. 
Ma bibliothèque. Mon amour. Ma vie. Pour beaucoup cela peut paraître ridicule... ce ne sont que des livres après tout. Pas pour moi. Ce sont des aventures, des rêves, des personnages, des dessins, des peintures, des histoires : en un mot des vies entières en quelques pages, le monde à portée de main. 
Ceux qui me connaissent savent mon obsession pour mes livres, mes bébés. Je les prête rarement, ou alors aux personnes que j'estime et apprécie vraiment. Je les ai presque tous gardé depuis la maternelle. Quand j'emménage, ils sont les premiers installés, avant même les draps, ou les meubles. Je pars en voyage :  ce sont eux les premiers souvenirs achetés. Quand j'arrive chez quelqu'un et que je ne vois rien à lire -en dehors du programme télé...- je me sens mal à l'aise. Au point parfois de faire discrètement le tour de la maison en allant au toilette pour être certaine qu'il y a bien quelques égarés éparpillés ça et là. Mon Disney préféré? La belle et la bête, pour le cadeau de l'immense et merveilleuse bibliothèque du château. Mon rêve :  une pièce tapissée de bouquins du sol au plafond, un bond fauteuil au milieu.
Quant à ma bibliothèque actuelle? j'ai beau la ranger, piquée par je ne sais quelle mouche tout les deux mois, elle est toujours un vrai labyrinthe pour d'autres que moi. Car quand je prend un livre, je le repose où la place se trouve. Et comme souvent ce livre me donne l'envie d'en lire un autre, les rencontres sont nombreuses: entre Pennac, et Rice, Huston et Murail, Racine et Wilde... c'est la fête! Et comme je suis un peu folle, j'aime à rêver que les personnages se rendent visite la nuit.  Emma prenant le thé avec Jane, Gavroche s'évadant avec Tom,  Peter voyageant avec Lyra... 
Ainsi quand je reprend un livre déjà lu mille fois, il a eu le temps de s'enrichir et de voyager au contact des autres... je peux le découvrir à nouveau.

Et votre bibli?

p.s. : la photo montre une toute petite partie de ma bibli (celle du couloir, je n'ai pas pris celle du salon, ni celle des toilettes...), après la dernière phase de rangement... elle est légèrement plus bordélique aujourd'hui...

16.5.08

Même joueur joue encore...

Je suis admissible. 
Passées les deux premières minutes de réjouissances (grâce au mail d'A... nonyme, merci la miss!) le vide se fait sentir. Deux semaines que je bloque sur ces résultats en feignant de les ignorer. Et voilà, avec deux jours d'avance. 
Et maintenant?
Je fais quoi?
La même chose qu'au lendemain d'une défaite : je me remets au boulot. 
Et je me prépare psychologiquement à subir le même calvaire que l'année dernière à Tours. 

p.s. : Sauf que cette année, ils seront obligés de me donner ce concours de marsouin! Non mais oh! ça va hein! je ne rejoue pas l'année prochaine, alors cette année, le winner de la partie c'est moi! même si je perds!

15.5.08

Les paniers de maman


A chaque fois que nous revenons de Normandie, le coffre est plein. Je ne sais pourquoi ma mère considère que la région parisienne est dépourvue de bons légumes, et de produits frais au goût de terroir... elle bat donc le rappel des troupes et des relations bien placées (les petits agriculteurs, c'est simple, elle les connaît tous! ) : mon père rajoute toujours une ou deux bouteilles de bon vin, ma grand-mère des confitures, ma soeur du chocolat... bref, on se fait souvent de bons petits repas la semaine suivant la descente!
Là, c'est un petit panier (celui du 4 mai) :  je n'ai pas emmené le bouquet de fleurs ni le morceau de viande congelée, ni le camembert au lait cru à cause de la chaleur... 
Merci Môman! Et j'ai bien mangé tous les légumes!

p.s. : et avec le billet d'hier, on va finir par croire que je suis gourmande...

14.5.08

Sugar baby!

Miss Pink est revenue de la grosse pomme. Avec des friandises pour ma petite bouche... du bonheur en chocolat et beurre de cacahuète que j'avais découvert à Boston il y a 6 ans déjà... Merci! 

p.s. : dommage que tu ne les aies pas goûtés là-bas... :p

So british! (part II)

Voici la suite de mes photos anglaises... je veux retourner à Jersey!!!

Le rat qui guettait mes scones à 50 cm du banc le midi... impossible à chasser! Pire qu'un pigeon parisien!

les cabines téléphoniques... que j'attendais rouges, mais bon, le jaune n'est pas mal...

attention en traversant à regarder du bon côté de la route... 

L'arrière-cour du musée de Saint-Hélier

une peinture murale sur la guerre et la libération de l'île. Elle m'a surprise au détour d'un escalier. 

Dans le bateau au retour... snif, snif... (et le bateau était fermé... impossible d'aller sur le pont... trop touristique.)

Une chose est certaine : une journée n'est pas suffisante, mais c'est déjà bien dépaysant, et j'ai enfin eu l'impression d'être vraiment en vacances. J'adore l'esprit anglais... j'aimerais tellement vivre quelque temps en Grande-Bretagne... ça viendra peut-être un jour! Bonne journée à tous!



13.5.08

Shopping sisters

Samedi dernier, je devais trouver un cadeau pour un nouvel arrivé chez des copains. Ayant déjà une idée en tête, j'appelle le numéro 2, et lui demande si ça la tente d'aller faire un tour dans ma caverne d'Ali Baba. Elle est d'accord. Nous nous retrouvons à Bastille vers midi, et en route pour les magasins. Après avoir fait un tour dans de nombreuses boutiques sur le Faubourg Saint- Antoine, nous arrivons enfin dans la grotte aux merveilles. Mon porte-monnaie souffre légèrement : outre un nécessaire pour mouler soi-même les empreintes en plâtre de bébé, j'ai aussi embarqué : 

ces cartes Sophie Adde pour La marelle en papier (ben, oui, encore!), pour tenir compagnie à celle que j'avais déjà

des tampons rétro au petit look anglais (tiens donc...)

Puis nous partons rue de Rivoli, où le Pier Import m'appelle depuis un mois environ... je ne connaissais pas trop, mais c'est vraiment sympa et bon marché pour un magasin de déco! Ma frangine est repartie avec des bouteilles rétro et une théière. Et moi avec :

la même théière

ce plateau violet que j'ai légèrement relooké  avec des stickers découpés

une fausse fleur de Lotus (Bibi adore...)

Nous nous arrêtons au passage pour acheter un doudou Moulin Roty tellement mignon que j'ai failli le garder pour moi, puis nous décidons ensuite vu la chaleur et l'expression libre de nos estomacs de faire une pause gourmandise... direction les quais de l'île Saint-Louis, où se trouve notre revendeur de glaces Berthillon. Manque de pot, il y a une queue monstrueuse de touristes en goguette. Nous devons nous rabattre sur d'autre glaces non estampillées... et une petite pâtisserie. Fuyant la foule, nous nous trouvons un banc sur un quai moins fréquenté et surtout à l'ombre pour faire l'inventaire de nos achats et de nos vies de parisiennes...

les chaussures du jour de ma shoes addict de frangine

Epuisées (mais si!...) nous nous motivons alors pour bouger chez moi, en banlieue, où quand nous arrivons, je prépare un tea time avec les restes de la semaine dernière, c'est à dire mon délicieux carrot cake de Jersey, et mon thé à la fraise.


Un petit après-midi très girly donc, qui s'est terminé dans le jardin des nouveaux parents, ravis des cadeaux (je pense d'ailleurs que le doudou va être plus souvent dans les bras de la mère que du fils... copieuse!) , et devant un barbec'. Moi qui pensais que je n'aimais pas le shopping...

12.5.08

Jour férié... le pied!



Nous étions depuis hier chez des amis de Rouen à flemmarder, et parler de tout et de rien. Et puis le soleil se pointant à nouveau ce matin, un pique-nique champêtre se dessine. Les courses se font rapidement : un ravitaillement et un passage éclair chez monop' plus tard (une paire de tongues et un chapeau pour ma p'tite nature de peau blanche) nous voilà partis, chargés de nos glacières, et de bonne humeur. Après 20 min de route et quelques détours, nous arrivons au lac des deux amants, joli petit coin de fraîcheur après la ville. Aprèm sieste, lecture, et vannes : le bonheur des jours fériés!


Et malgré la crème solaire, le chapeau, le haut à manche, la jupe longue, et la serviette à l'ombre (alors que les cinq autres étaient au soleilà cramer...) j'ai encore les joues et les avant-bras rouges... qu'on ne vienne pas me dire qu'il ne fait jamais beau en Normandie!


11.5.08

So british! (part I)

Oui, je suis légèrement en retard sur mes billets... voici les photos de la journée à Jersey du vendredi 2 mai... car faute de pouvoir partir à San Francisco une semaine, nous nous sommes quand même pris une journée en Angleterre en amoureux... 


L'emblème des Windsor sur le fronton d'un hôtel non loin du port où nous débarquons à 8h du mat' heure anglaise... pour voir filer deux Aston Martin sous nos yeux... ça ne s'invente pas...  La journée de randonnée shopping en ville commence...

Ce n'est pas Notting Hill, mais ça y ressemble un peu... une rue comme je les aime, avec des fenêtres parfois ouvertes (et donc un coup d'oeil indiscret sur des salons typiquement fleuris et remplis de chatons en porcelaine...si, c'est vrai.)

Ma maison, en face du Victoria's park (ben quoi? je n'ai plus le droit d'être mytho?)

Un même balcon, deux maisons... la classe dans les couleurs

L'une des plages de Saint Hélier, non loin du fort de la reine (que l'on distingue au fond à gauche). Vous avez remarqué? Il faisait beau! Et pour nous c'était la fin d'une journée de marche, donc glande assurée les pieds dans l'eau -fraîche- et les lunettes noires sur les yeux.


Un dessin dans le sable qu'un gamin a fait devant nous... portrait de mes doigts de pieds en éventail?


Mon repas de midi... un cheese scone, et un autre à la myrtille... que du bonheur... j'adore la bouffe anglaise...


Trophées de chasse de retour sur le continent... il y aura (je ne sais quand...) un petit mot dessus... Bon, je n'ai pas pu me retenir quand j'ai vu le rayon jeunesse de waterstone, la librairie de King's road... quant aux parfums détaxés... quand je pense qu'on avait parlé d'économies... nous nous sommes vengés de notre début de vacances en une seule journée...

J'espère que les photos vous donne envie d'aller y faire un tour. Nous sommes restés à Saint-Hélier toute la journée faute de temps (et de voiture), mais nous avons fait des repérages pour rester une semaine entière une prochaine fois... 

8.5.08

Vogue la galère

Jeudi 1er mai, le soleil a enfin pointé le bout du nez... suite à une phrase anodine de belle-maman et à un coup de fil à des copains, la décision est prise de partir en voilier à Chausey. Pour ceux qui ne connaissent pas encore, il s'agit d'un petit groupement d'îles normandes.
 Donc nous voilà sur le pont en début d'après-midi à préparer le bateau qui d'ordinaire sort plutôt pour des régates que pour les touristes que nous sommes... pour dire qu'il file bien quand il y a un peu de vent. 


Sept ans que je n'avais pas mis les pieds sur un navire digne de ce nom : j'ai senti le retard... Nous nous sommes pris un petit grain à l'aller avec une "légère" averse de grêle et une petite pointe de vitesse à huit ou neuf noeuds : à peine le temps d'enfiler le pantalon de quart en cabine (du genre monocoque couché : d'un côté on voit le ciel par une fenêtre, de l'autre le fond de l'océan) que j'étais déjà ressortie et trempée! J'ai adoré. Si, vraiment. Je me suis rendue compte qu'être sur l'eau me manquait. Arrivés à l'île, nous nous amarrons, branchons radio (musicale) et sortons le panier de victuailles pour le pique-nique tardif devant les yeux intrigués et ébahis des touristes de la vedette. 


Des copains de notre capitaine ne tardent pas à nous rejoindre en canoës -ils étaient en train de pêcher- pour partager un verre et un bout de saucisson. Une petite averse les fait fuir et voit la cabine nous servir de refuge pour finir le pâté... pour le goûter... eh oui, la mer ça creuse, c'est connu. 

A peine le temps de flemmarder un peu en admirant un arc-en-ciel (signe d'averse au loin de soleil chez nous) qu'il faut déjà larguer les amarres pour rentrer avant la fermeture des portes du port. 


Et c'est reparti dans l'autre sens, la grêle en moins, mais la pluie persistant. Nous sommes en Normandie, il serait bon de ne pas l'oublier! Bibi barre comme un chef, et avec une petite moyenne de sept noeuds et demi nous sommes trop vite de retour au port. Heureusement, il reste à plier les voiles, les ranger, ranger la cabine, ramasser les écoutes... avant de quitter les vêtements de marins pour retrouver la terre ferme, un pull sec, de la crème hydratante pour le coup de soleil sur le nez (leçon de marin : quand il pleut, on prend quand même des couleurs), et surtout le barbec du soir au coin du feu! (ben oui, dehors il pleut à nouveau...).
Une journée très sympa. 

p.s. : et le bout de mon nez n'est plus rouge... maintenant il y a aussi les joues...

7.5.08

Les vieilleries

En vacances, comme toujours, je suis à l'affût des vieux trucs. Les bonnes habitudes ne se perdent pas... Arrivés samedi soir chez mes parents, je motive le numéro 4 pour une brocante dimanche matin.  Levée à sept heure, je réveille les troupes une première fois et descend prendre mon petit déjeuner. Silence dans la maison, je remonte, et sonne le clairon une deuxième fois. La marmotte (comme quoi, c'est de famille...) émerge. Nous partons au final vers huit heure et demie, pour arriver dix minutes plus tard sur le champ du vide-grenier, où quelques exposants discutent en attendant les chineurs qui se font rares- ça tombe bien (dit-elle en se frottant les mains...). La chasse commence sous les yeux effarés de la frangine qui découvre avec stupeur mes marchandages pour le moindre bidule. Elle ne sait pas encore à quoi s'attendre... après avoir embarqué trois vinyles, je remarque une pile de bouquins anciens sur une table non loin... je déniche dessous un truc énorme et rougeâtre... bref, un air de déjà-vu, vous devinez la suite.... 

J'ai donc ramené cet album en très bon état. Je pourrai ainsi restaurer celui de la dernière brocante en mettant mes précieuses cartes à l'abri. Et comme il n'était qu'à moitié plein, j'ai aussi acheté une centaine de cartes postales sur un autre stand, après vingt minutes de tri et de discussion avec le vendeur... à l'origine à 1 euros, emportées pour vingt-cinq centimes la carte. Oui, je suis une rapiat. J'ai beaucoup appris en regardant ma mère, mon grand-père et les mamas algériennes procéder... Bref, ma collection s'agrandit à tel point que je pense ouvrir un autre blog pour vous montrer ces petits bijoux et les messages qui les accompagnent.

Le plus drôle est que dans le lot de cartes, certaines m'intriguent par leur destination et les   noms. Une fois rentrée je vérifie auprès de ma mère qui croit reconnaître des cousins. Facile à vérifier, les grands-parents viennent manger à midi. Après le café - et avant que la belote ne s'installe- je fais donc mon intéressante en amenant mes découvertes à table. Et j'ai la confirmation que j'attendais : certaines cartes ont été envoyées à une cousine de mon arrière grand-mère. Je trouve ça génial. Près d'un siècle plus tard, tomber sur des cartes postales familiales : j'adore les brocantes. Du coup je suis invitée à visiter le grenier des grands parents, amusés par mon intérêts pour les vieilleries. Rendez-vous est pris pour dans la semaine. 

Devant le beau temps persistant, je me décide donc à appeler mes aïeux mercredi midi pour leur proposer la brioche et le café. Je débarque avec ma mère, et après les derniers potins, nous montons tous les quatre au grenier. Mes amis, que de souvenirs! Retrouver le vieil édredon dans lequel Mamie nous bordait à la ferme étant gamines, tomber nez à nez avec les chiens serre-livre de mon oncle, fouiner dans les vieux cahiers de ma mère et de mon grand-père... tellement d'objets auxquels sont rattachés l'histoire familiale! J'ai ainsi découvert que mon bisaïeul avait été maire, un pistolet allemand tout rouillé récupéré à la guerre (je n'ai pas réussi à savoir comment...), les comptes détaillés de la ferme et tant d'autres choses accompagnées des détails croustillants des grands-parents! J'ai eu le droit d'en emporter quelques unes, ai refusé d'en prendre d'autres ne voulant pas non plus priver la famille de ses souvenirs. 

Les lettres de mon arrière-arrière grand-père à son fil (1876 et des poussières). Je les ai mises sous plastique. 

Le jeu de voiture de tonton. Ne manque que le dé. 

Les boîtes de pastilles pulmoll et de métaspirine de l'arrière-grand-mère et les valda de papi (qu'on lui piquait avec les cousins pour sucer tout le sucre et les cracher ensuite par la fenêtre, ou même sous le lit...), toutes remplies de boutons. J'ai aussi récupéré une lampe tempête que je prendrai en photo une fois nettoyée. 
Ma grand-mère était ravie de redécouvrir son grenier, et nous devons nous revoir cet été pour faire un peu de ménage, retaper et nettoyer les objets dont elle se servira pour sa décoration. Quant à mon grand-père (que j'ai vu pour la première fois avec une canne à 88 ans... mais droit comme un i... je soupçonne Brando de s'être inspiré de lui pour le rôle de Vito Corléone...), donc mon grand-père m'a fait comprendre qu'il restait des lettres intéressantes à lire : leurs lettres d'amour, rangées dans la chambre dans une boite en métal... éternel romantique, toujours aussi fou de sa femme (64 ans de mariage...).

Et pour parfaire la journée, quand nous sommes retournés chez belle-maman, elle nous a dégotté à la demande de Bibi ces cartes postales disques... la face avec l'image étant gravée de sillons contenant souvent des mélodies très... intéressantes. 


Comme quoi, les brocantes, c'est aussi dans vos affaires et greniers de famille! Ce qui compte -pour moi en tout cas- est de trouver l'objet porteur de souvenir, de craquer affectivement
Merci la famille. 

p.s. : brève : je suis rentrée chez moi hier soir pour trouver toute une armada de pompier devant la cour... un appartement dans la résidence mitoyenne a brûlé. Heureusement, les voisins sont en week-end, pas de blessés, et le feu ne s'est pas répandu. Je les plains sincèrement. Le retour risque d'être mouvementé...