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29.8.08

euh...

Bon. Je ne vous abandonne pas, mais presque. Comme vous l'aurez compris, vu la fréquence de mes billets en ce moment, ce n'est pas vraiment la forme. Ayant depuis toujours tendance à me dire que des choses bien pires se passent autour de moi, j'ai légèrement nié l'impact émotionnel de plusieurs astéroïdes propulsés dans ma galaxie... et mon corps m'a gentiment rappelé qu'il fallait parfois écouter mon coeur plutôt que ma tête (Marsouin! je fais presque du Grand Con Chiant...c'est flippant...). Bref, je reprends mon voyage dans les astres, après un changement de trajectoire. 
Traduction : je n'ai toujours pas digéré mon concours, je recommence seulement à lire et encore, je suis dans la comtesse de Ségur depuis une semaine (symptôme révélateur... elle me sauvera toujours), et surtout je suis complètement paumée face à mon avenir à court terme comme à long terme. 
Car soyons honnête :  une porte m'a claquée au nez, j'ai trébuché, et en me relevant, je me suis retrouvée face à tout un tas d'autres portes... Connaissez-vous le petit anglais à la cicatrice en forme d'éclair? Eh bien j'ai l'impression d'être dans le tome 5, dans la salle aux portes tournantes, avec déjà deux d'entre elles marquées d'une croix de feu... on ne passe pas, choisissez une autre voix... oui, voilà, mais laquelle? 
Donc sur les conseils de Miss Pink, qui, elle, a eu le courage d'ouvrir une autre porte, je blogue histoire d'exposer les choses clairement tant pour vous que pour moi. Je nombrilise un brin puisque mon corps me force à me calmer et à ouvrir les yeux, et surtout, je m'évertue à me persuader que je vais concrétiser quelque chose... 

Si vous avez des idées, des propositions, des conseils, du boulot à me proposer, je suis toute ouïe.

Et en attendant, après avoir repeint la chambre de numéro 4 (photos à venir), retrouvé la truffe et fais ma Bree Van de machin chose, je me balade chez les libraires parisiens en déposant des cv, histoire de faire quelque chose de ma vie de larve...

La chrysalide ne demande qu'à s'ouvrir, mais si quelqu'un pouvait fournir le mode d'emploi... parce que là, la comète est loin du soleil... (un peu dans l'obscurité pour ceux qui ont encore plus de mal que moi à me comprendre... ce qui n'est pas peu dire...)

En espérant que ma bonne étoile me suit des yeux, je vous tiens au courant de nouvelles données de navigation!



1.3.08

Vive le vent!


Ce matin, je me lève vers 10h, de bonne humeur, mais réveillée plus par un cri de mon ventre affamé que par le soleil. Laissant l'ours en pleine hibernation sonore dans la chambre, je me dirige vers la cuisine, et me prépare ma pitance de maïs au lait.
 Les coussins de mon fauteuil de larve me faisant de l'oeil, je cède à la tentation, et m'affale dignement, avec grâce et élégance, dans une tenue de reine, et coiffée comme telle, les yeux semi-entrouverts pour mieux percer les secrets du jour... je saisis la baguette magique, appuie sur le bouton lumineux moultes fois, et soudain, au détour d'un changement de vision de la boule de cristal, je tombe sur ça : 


Horreur et damnation, je n'ai jamais pu résister à ce film! et voilà comment, à 13h j'étais encore dans mon fauteuil, et presque au bord des larmes à réciter le fameux : " Frankly my dear, I don't give a damn...". 
D'aucuns (des langues de vipères, bien entendu!) diraient que ce film est un navet pour midinette en manque de romantisme. Je m'insurge. Ce film est réellement bon. Le scénario bien que légèrement infidèle au roman de Margaret Mitchell est quand même suffisamment bien écrit pour nous tenir en haleine pendant quatre heures (et encore, j'ai pris le film en cours de route) , les paysages et décors magnifiques (cette scène de l'incendie d'Atlanta!), le thème musical inoubliable... Encore un film exceptionnel des années trente ! Anecdote: le film a été produit en 1939 aux Etats-Unis, mais suite à la guerre, il n'est sorti qu'en 1950 en France.
 Bon, certes. C'est bien beau tout cela, mais est-ce une raison pour le regarder à chaque fois que je tombe dessus? Oui. Ce film est un bijou esthétique pour les yeux. Quatre heures qui valent largement les quelques une heure et demie de bien des films contemporains. Aucun regret, même pour mon boulot en attente tellement cette fresque est parfaitement réalisée. 
Et puis, pour convaincre les geekettes qui me rendent visite et qui ne connaissent pas encore ce film, il est des détails qui font le rêve de toute femme. Je ne parle pas du décor recréant Tara, la magnifique plantation, mais bien des robes spendides de Scarlett. Des nouveautés à chaque scène, des tissus qu'on a envie de caresser... Qui ne rêverait pas de les essayer?!... Chanceuse Vivien Leigh! Perso, je fantasme depuis toujours sur ce modèle : 

Je me damnerai pour avoir en main quelque chose qui ressemble à ce petit bijou rayé. 

Bon, mais soyons honnêtes. Pour celles qui ont déjà vu le film, une chose essentielle qui nous fait craquer... c'est quand même ce magnifique personnage qu'est Rhett Butler! Rien à faire du fluet Ashley Wilkes pour lequel craque cette gourde de d'O'hara! Si j'avais été à sa place...  Eh oui, je me pâme devant le viril homme du sud. Je louche sur l'élégant Clark Gable. Et surtout je fond devant ses grands yeux bleus pétillants, passionnés, brisés... 


Un film avec Clark est pour moi synonyme d'excellence. Je sais, je suis -comme toujours- très objective. et je m'attend à quelques commentaires dès demain...

Mais, franchement, mes chers, c'est le cadet de mes soucis...

18.2.08

Paresse


" La paresse ne peut se passer de travail; on se repose voluptueusement que si l'on a pu se fatiguer. "Rivarol

à méditer... surtout alors que je termine des fiches d'ancien français pour m'autoriser une toute petite heure paresse-shopping demain après-midi... tout se mérite...

et au passage, Alain Robbe-Grillet est mort, et ça, c'est bien dommage... le bilan s'alourdit cette année...

p.s. : le repos, de Picasso, au cas où vous auriez été curieux...

27.1.08

à la vautre...




Adieu les siestes inattendues le midi, adieu les calins larvesques du dimanche, adieu le scotchage inutile mais ô combien confortable devant la télé, adieu mon trou simpsonien... mon canapé a changé de demeure... récupéré dans la rue il y a déjà deux ans, il devenait trop vieux et encombrant... alors je l'ai lâchement donné... mais bonne nouvelle, il servira de lit à Néo, nouille canine de 1m80, elle aussi vieillissante, qui pourra ainsi y rêver tranquillement et y baver tout son saoul en mordillant son doudou...  

Le déménagement ne se sera pas fait sans heurt : une première tentative hier soir dans une voiture évidemment trop petite, une nuit dans le hall de l'immeuble (avec un mot invitant les voisins à y tester la vautre) tout seul, abandonné, mais donnant du coup un aspect familier et chaleureux à l'entrée, un café et un pain aux raisins plus tard, et enfin le voilà dans le camion de super cousin! Adios amigos!

Bonne nouvelle : je peux refaire la déco de l'appart!!!!



22.1.08

Marmotte power!




Je n'avais rien d'autre à faire aujourd'hui. Aucun rendez-vous prévu ce matin à 9h au café pour petit déjeuner avec des copains. Aucune place réservée pour travailler correctement à la BU toute la matinée. Aucune interview cet après-midi m'empêchant de bosser mes colles de samedi prochain. C'est donc pour cela qu'effrayé par mes résolutions le réveil s'est tu toute la matinée. Complice alors de ma métamorphose en super marmotte, sortant le bout du nez de son nid douillet uniquement pour vérifier qu'il fait encore nuit (pas étonnant quand les volets sont fermés), et que, ouh la la, on est vraiment en hiver, il fait froid dehors...

De l'efficacité à perdre une matinée entière de travail ...