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15.12.09

Mouchards

10500 euros brut par mois, et ça fait la maligne parce qu'il y a de la presse. S'il y a licenciement, moi, je veux bien remplacer quelqu'un à Strasbourg (mais j'achèterai pas une robe léopard, promis).
Et en même temps, pour une fois que quelqu'un se fait pincer, il a fallu que ça tombe sur une femme, histoire de montrer, hein, que la politique, c'est une affaire d'homme.

Je donnerais cher pour entendre les commentaires, j'en suis sûre bien pires, de messieurs ces dindons de la droite...

Pourquoi je continue de voter? 

Ah oui, j'avais oublié : pour ressusciter la gauche...

3.9.09

It's a small world after all... ça commence à faire beaucoup!













Pour la troisième fois cette année, je suis allée rendre visite à la souris et ses copains... L'occasion : le départ vers les lointaines Amériques de n°3 pour une petite année. Il fallait bien se consoler avec n°4 après les adieux à l'aéroport... Une fois l'avion envolé avec son précieux chargement, nous avons donc pris le train pour rejoindre le château magique. Et nous avons passé une folle journée, à rechercher la moindre fontaine et petite trace de fraîcheur sous un soleil de plomb et accompagnées de nombreux touristes étrangers. 
Heureusement, les loopings étaient là pour nous rafraîchir...

Et avec la promo de l'été, je peux y retourner gratuitement avant fin septembre... 

18.5.09

A night at the opera


Pour les 25 ans de numéro 2, je nous ai fait plaisir : j'ai réservé deux fauteuils d'orchestre à l'opéra. Nous en rêvions, gamines. Depuis nos premiers galas de danse. Et nous y sommes allées il y a quelques semaines. En arrivant, premiers petits frissons en gravissant les marches de l'entrée, puis le grand escalier pour accéder à nos places grâce à une jeune hôtesse. 

Passé le premier moment d'extase, je m'assois, et je lève les yeux... que je ne descends plus pendant un quart d'heure. Je l'avais déjà contemplé lors d'une première visite, mais planer sous ce plafond de Chagall avant un ballet... le bonheur.


L'heure approchant, la salle se remplit, et mon regard est attiré vers le décor peint qui nous dissimule la scène...

Jusqu'à ce que les lumières s'éteignent et que le silence se fasse pour laisser entendre un luth accompagné d'une voix féminine...  le rideau se lève sur des danseuses habillées de noir.
Le premier ballet, Hark!, est d'Emanuel Gat, sur une musique de John Dowland (XVIIe). Et nous avons de la chance, c'est une première représentation mondiale.


Nous sommes sorties de ce premier ballet admiratives. 
Petite pause d'une dizaine de minutes pour nous remettre des premières émotions, et on enchaîne sur le White Darkness de Nacho Duato. L'admiration croît encore devant les deux danseurs étoiles qui évoluent sur scène. J'aimerais vraiment pouvoir décrire tout ce que j'ai ressenti, mais c'est difficile d'évoquer les émotions que peut provoquer un simple mouvement. Je retiens la première arabesque et ce pied fléchi qui se tend lentement, seul mouvement sur toute la scène... 

Et ces jeux avec le sable. Avec cette impression qu'il aurait suffi de souffler légèrement sur les danseurs pour qu'ils s'envolent... Autant de grâce et l'impossibilité de la représenter, c'est frustrant! Les 25 minutes du ballet se sont écoulées en quelques instants...

 Après une entracte de 20 minute, pendant lesquelles nous errons dans les couloirs de l'opéra, nous nous rasseyons pour une heure. Au programme : MC14/22 "Ceci est mon corps" d'Angelin Preljocaj. Le rideau s'ouvre sur le curieux tableaux d'hommes enfermés dans une cage. Sur le devant de la scène, un homme lave un corps sans mouvement. 

Dès le début j'ai été saisie par l'étrangeté du ballet. Cette sensation de déjà-vu, cette impression de rêver alors que l'on sait pertinemment être éveillé... Les lents mouvements de ces hommes produisaient un effet kaléidoscopique et il a fallu le sursaut des percussions pour me déshypnotiser. 

C'est le ballet que j'ai préféré. Il était violent, dérangeant, parfois burlesque, parfois cruel. Mes émotions dansaient sur un ligne de funambule au gré des scènes représentées, des mythologies évoquées, des références chrétiennes détournées... Comment vous le décrire? Une atmosphère tenant de Caro et Jeunet, une musique étrange... Quelques larmes au détour d'un mouvement... quelques sourires sur un jeu de main... et c'était déjà fini. 

Il a fallu sortir de la salle, encore frissonnantes, retrouver l'agitation de Paris, du métro. Nous avons eu du mal à redescendre sur terre, même après le restaurant japonais, même après une nuit de sommeil hantée par des rêves presque cauchemardesques. 

J'ai désormais dans la tête des mouvements que je souhaiterais sous le pinceau... 

Et je crois que j'ai trouvé un nouveau moyen de planer... 

p.s. : Photos des danseurs : Ann Deniau, Enrico Bartolucci.

13.3.09

It's a small world afterall... but I love it!


Ou comment une fanatique d'un monde où "tout le monde il est gentil, même les méchants", a réussi à amadouer son amoureux en faisant cinq fois le looping du temple du péril d'Indiana Jones... pour l'entraîner ensuite dans le mini-monde. 
Je crois que je vais prendre un pass annuel...

5.3.09

Fleur de ville


Non loin de la station Riquet, je suis tombée sur un peu de couleur au milieu du gris...


Le musée populaire est bien souvent le plus intéressant! A méditer...

13.2.09

Téléphonie mobile



En passant dans une station de métro, j'ai vu ce curieux engin... et comme j'ai toujours mon piège à images sur moi, hop, immortalisé!
Il y a tellement de choses à voir dehors. Mon album est plein de détails, ceux qui au détour d'un pas, d'un mouvement de tête, me font sourire et apportent du piment dans une journée... 

Collectionneuse d'anodin... un métier à développer!

9.10.08

This, Madame, is Versailles...

Versailles, dans toute sa splendeur d'apparat, où l'on regrette de ne pouvoir se faufiler dans les corridors secrets et les souterrains des fontaines, où l'on est obligé de s'écarter du flot continu de touristes pour pouvoir admirer les pièces, où l'on voudrait tester les fauteuils et toucher les tentures... mais surtout Versailles, investi par Koons, où l'on peut écouter en souriant extérieurement (et en se payant un fou rire intérieurement) les réactions des gens, où l'on découvre qu'un buste kitchissime de Louis XIV et qu'un bouquet de fleurs sculptées passent inaperçus, mais qu'un homard en acier et qu'un lot d'aspirateurs font crier au scandale... Un grand moment, et une vrai réussite pour l'exposition, la démesure de l'artiste complétant parfaitement celle des lieux... 
C'était ma première visite, et je n'ai qu'une hâte : y retourner, et aller pique-niquer dans les jardins!
Merci à Mister Ab Les Yeux Qui Pétillent, mon guide versaillais, parfait pour cette visite (il a réussi à me supporter sans broncher...)!


















p.s. : et pour ceux qui réclament des photos de ma petite personne narcissique  sur ce blog, ça y est, c'est fait... cherchez bien :D