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16.9.10

Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué...

... je n'ai encore rien signé, mais a priori, d'après le coup de fil que j'ai eu aujourd'hui, je commence ma vie active le 4 octobre.

ça fait bizarre. 

(Hurlement intérieur de joie, hurlement intérieur de peur, hurlement intérieur d'incrédulité.

Cassage de voix intérieure.)

10.9.10

Tout ça

" - J'y arriverai jamais, m'sieur.
- Tu dis ?
- J'y arriverai jamais !
- Où veux-tu aller ?
- Nulle part ! Je veux aller nulle part !
- Alors pourquoi as-tu peur de ne pas y arriver ?
- C'est pas ce que je veux dire !
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Que j'y arriverai jamais, c'est tout !
- Ecris-nous ça au tableau : Je n'y arriverai jamais
Je ni arriverai jamais.
- Tu t'es trompé de n'y. Celui-ci est une conjonction négative, je t'expliquerai plus tard? Corrige? N'y, ici, s'écrit n apostrophe, y. Et arriver prend deux r.
Je n'y arriverai jamais.
- Bon. Qu'est-ce que c'est que ce "y", d'après toi ?
- Je sais pas.
- Qu'est-ce qu'il veut dire ?
- Je sais pas.
- Eh bien il faut absolument qu'on trouve ce qu'il veut dire, parce que c'est lui qui te fait peur, ce "y".
- J'ai pas peur.
- Tu n'as pas peur ?
- Non.
- Tu n'as pas peur de ne pas y arriver ?
- Non, je m'en branle.
- Pardon ?
- ça m'est égal, quoi, je m'en moque !
- Tu te moques de ne pas y arriver ?
- Je m'en moque, c'est tout.
- Et ça, tu peux l'écrire au tableau ?
- Quoi, je m'en moque ?
- Oui.
Je mens moque.
- M apostrophe en. Là tu as écrit le verbe mentir à la première personne du présent.
Je m'en moque.
- Bon, et ce "en" justement, qu'est-ce que c'est que ce "en" ?
- ...
- Ce "en", qu'est-ce que c'est ?
- Je ne sais pas, moi... C'est tout ça !
- Tout ça quoi ?
- Tout ce qui me gonfle ! "

Chagrin d'école, III 1, Daniel Pennac, Gallimard, 2007.

30.6.10

Voilà, c'est fini...


Non, je ne parle pas pour l'équipe de foot du Portugal. J'admets avoir regardé la fin du match, et cette maudite 63e minute... en pensant très fort à deux amies qui devaient prier devant leur télé.

Je ne parle plus non plus des chroniques de Porte et Guillon, vous savez déjà ce que j'en pense.

Encore moins de cette idée de relancer les chemises Hawaïenne, qui n'est définitivement pas bonne... Les grosses fleurs psychédéliques, c'est fini depuis les années 70. Je n'arrête pas de croiser des jeunes hommes en short blanc et torchon criard. Sur Tom Selleck, c'était déjà de très bon goût, alors que lui, pourtant, il avait la voiture assortie, et Zeus et Apollon... Bref, je m'égare.

C'est fini. Aujourd'hui, j'ai éteint mon ordinateur de bureau avec vue sur la Tour Eiffel pour la dernière fois. Je suis partie, tranquillement, silencieusement, la dernière. Neuf mois que je me levais le matin en pestant moins fort que d'habitude (parce qu'il ne faut pas pousser mémé dans les orties non plus, se lever tôt le matin, c'est pas correct). Neuf mois que je rentrais le soir, en étant contente du travail accompli.

Et j'ai beau me la jouer grand sourire et fille en vacances, lunettes de soleil déjà sur le nez, et tong à un pied, j'en ai gros comme dirait l'autre. Je laisse derrière moi non seulement des collègues fantastiques, mais aussi des livres et des collections sur lesquelles j'adorais travailler.

Des petites voix ont soufflé que je continuerais à massacrer joyeusement les auteurs, et surtout les textes de chez moi. J'en suis très heureuse. Mais les mails porteurs de blagues idiotes et les rires retenus de mes collègues, les chuchotements qui s'emballent et les vannes pourries vont me manquer.

Et puis, honnêtement, les vacances réelles ne commenceront que le 24 juillet après 18h. D'ici là, j'ai un mémoire à finir, des illus à améliorer, des textes à lire, et surtout, une bibliothèque à ranger, parce que neuf mois en maison d'édition, ça se voit jusque dans les toilettes !

14.9.09

Je cherche du travail... rémunéré correctement.

Voilà, tout est dit. Les stages, c'est bien, mais ça ne suffit pas. La décision a été difficile à prendre, mais je voudrais payer mon loyer et ma nourriture. Donc si vous entendez parler d'un emploi qui peut évoluer en CDI, voire dans lequel je peux évoluer, je suis preneuse. Je ne cherche pas un job. Je me lance (enfin) dans la vraie vie active. Et ça fait peur... Bref, je suis toute ouïe les amis!

C'était un message à caractère informatif.

à suivre...

8.9.09

Bataille!


J'ai encore un entretien cet après-midi, et je saurai si j'ai décroché le ticket d'or pour intégrer la "belle famille" de l'édition dans une semaine. Je ne vous parlerai pas de mon état de stress. Je me demande juste pourquoi, à chaque étape importante de ma vie, il faut qu'on me juge scolairement, en 10 à 15 minutes, sans rien connaître de mon expérience, de ma motivation, et de mes capacités de travail. Si seulement ces gens me voyaient au boulot, la question ne se poserait pas. Mais bon, le système est ainsi fait, alors je joue le jeu encore une fois, avec la boule au ventre, l'impression bien ancrée d'être la plus douée et la plus belle de tous (ironie...), et surtout la tête pleine de questions sur l'utilité de ma démarche. Si seulement je pouvais me passer de ces fichus bouquins pour vivre... 

Comment dit-on déjà? Ah oui : reculer pour mieux sauter....

9.4.09

C'est reparti pour un tour!

De mai à juillet, je vais lire, relire, et corriger, encore relire, et envoyer de gentils courriers expliquant que oui, mais non en fait... Je suis de retour dans l'univers impitoyable de l'édition. Et je suis ravie!

13.11.08

De la difficulté à travailler dans une maison d'édition...


Je n'ai plus de place... mais comment voulez-vous résister à des bouquins gratuits?! et là, je ne vous montre que les classique que j'ai ramenés... je ne vous parle même pas des autres qui encombrent les toilettes, les étagères à vinyles, la table de nuit... sans compter les collections jeunesse... 
Encore trois mois... vais-je tenir le coup?
Et le boulot est intéressant... je suis dans les histoires et les textes toutes la journée... déjà que je plane en temps normal, je ne suis pas certaine de sortir indemne de ce stage... quel dommage qu'ils n'embauchent pas...

19.10.08

En avant pour l'aventure!

J-1 avant le début de mon nouveau stage... j'avoue que j'angoisse un peu, me demandant si je vais être à la hauteur, si le boulot va me plaire, si, si, si... et le fait je connaisse la collection depuis des années ne me rassure pas, mais alors pas du tout! 

Heureusement, il paraît que les castors sont patients et persévérants...

7.7.08

Game over

Bon, comme vous l'aurez compris avec le titre du billet, je suis encore éjectée du jeu cette année. Encore une fois de peu. Encore une fois pour des raisons de marsouin... je ne vais pas vous expliquer la façon de noter des jurys, c'est fastidieux, et de toute façon, le résultat est le même. 
Nouvelle partie l'an prochain? j'hésite... vues les tendances ministérielles actuelles...
Pour le moment, c'est les vacances, et c'est ça qui compte!
p.s. : Message personnel au passage : la famille, ce n'est pas la peine d'appeler, je n'ai pas envie d'entendre des condoléances pendant des heures... le moral n'est pas trop mauvais alors ne venez pas me le plomber... c'est comme ça, un point c'est tout, et je ne veux plus en parler... Capice???

6.6.08

Cynisme?

En ce moment, je ne sais pas quoi écrire sur ce blog. Tétanisée par l'oral approchant à grand pas, j'avoue n'avoir que cette idée fixe en tête, et malheureusement moins de choses à raconter que d'habitude, ou moins d'envies peut-être. Rassurez vous, cela ne dure que jusqu'à fin juin. Mais il va falloir que vous preniez votre mal en patience, vu mon seuil de créativité, d'imagination, et surtout de tolérance actuel... 

Les oraux me paralysent. L'avantage de l'écrit, c'est la cachette de la copie, vérité de La Palice... Me retrouver une seconde année face à trois jurys différents, écoutant le moindre bafouillage et borborygme  issus d'une chose qui n'est plus ma bouche... je pense que cela peut en effrayer plus d'un. 

D'aucuns diraient que pour un futur professeur, il est dommage de perdre ses moyens en parlant. Ceux qui me connaissent, bavarde, s'étonneraient que je reste muette devant un texte littéraire. Oui, mais voilà : une classe d'élèves, même si elle vous juge, vous tient comme représentant de l'autorité, et surtout comme adulte (parfois à abattre). Vous pouvez lui répondre, vous pouvez échanger. Un jury de Capes, lui, vous voit comme le petit universitaire fraîchement émoulu qu'il va pouvoir broyer. Peu importe que vous ayez les capacités pédagogiques ou non. Ce n'est malheureusement pas ce qui est évalué. Il vous faut juste correspondre à leurs attentes :  rester dans la norme du ministère, à savoir exceller dans sa discipline en obéissant au moindre claquement de doigt, être capable de décrire parfaitement le métier sans avoir jamais exercé, avoir le super pouvoir de produire un commentaire composé littéraire en moins d'une heure dans une langue qui n'est pas la votre...

Tout ça pour "éduquer", et non plus enseigner. Pour faire découvrir à des élèves de cinquième que non, un bouquet misère, ce n'est pas la même chose qu'un bouc émissaire, et que oui, Messire Keu, c'est bien un nom de personnage, et non une personnification... Pour une reconnaissance proportionnée au mal que vous vous donnerez (un élève échouera toujours à cause de vous, réussira toujours grâce à ses capacités...)... Pour un salaire correspondant tout à fait à votre niveau d'étude...

Ah, mais je suis mauvaise langue, il parait que d'ici 2010 les profs débutants seront mieux payés...

Le plus beau métier du monde, je vous le dis.
Quel dommage que je ne sois pas encore de la partie...

Bon, je retourne à ma répétition du rôle de prof : je la ferme et je me remets au boulot... 

27.5.08

J-29


J'ai la niac... et vous? 

p.s.: (mon dieu, par pitié aidez-moi, je vous salue très saint jury... moi, peur? jamais...)

16.5.08

Même joueur joue encore...

Je suis admissible. 
Passées les deux premières minutes de réjouissances (grâce au mail d'A... nonyme, merci la miss!) le vide se fait sentir. Deux semaines que je bloque sur ces résultats en feignant de les ignorer. Et voilà, avec deux jours d'avance. 
Et maintenant?
Je fais quoi?
La même chose qu'au lendemain d'une défaite : je me remets au boulot. 
Et je me prépare psychologiquement à subir le même calvaire que l'année dernière à Tours. 

p.s. : Sauf que cette année, ils seront obligés de me donner ce concours de marsouin! Non mais oh! ça va hein! je ne rejoue pas l'année prochaine, alors cette année, le winner de la partie c'est moi! même si je perds!

14.4.08

à vot' bon coeur, m'sieurs, dames!


Le bébé est sorti, il vous attend dans tous les bons kiosques, et pour les parigots dans les Relay. Et c'est une nouvelle maquette de la mort qui tue, donc je le dis sans complexe : pas cher, pas cher, faites-moi plaisir, la fabrication du numéro 4 en dépend! Faites-nous travailler!

18.3.08

J+1 : trop de français tue la française


Poésie, Verbe, Verbe, Verbe...

Vérité de La Palice : "à postes supprimés, sujets merdiques. "

Heureusement, il nous reste les nounours porte-bonheurs à caliner...


p. s. : demain, c'est fini... ou non? réponse mi-mai.

16.3.08

kit de survie




Ce n'est une nouvelle pour personne, demain, je vais passer six toutes petites heures devant une feuille blanche à discuter de n'importe quoi sur une partie quelconque de la littérature française. Après-demain à me rappeler les quelques vagues notions de construction grammaticale de la langue depuis le latin. Mercredi à comprendre nos amis d'Outre-manche et à essayer de transmettre leurs pensées sur mon amie la copie. L'épreuve doit paraître vraiment impressionnante vue de l'extérieur, car hier, j'ai été gâtée.
 
Au courrier une épaisse enveloppe en kraft. Dedans, une carte signée par ma mère et le numéro 4 des frangines (qui m'a même composé un poème... en flattant ainsi mon ego de future prof!). Et une tablette de chocolat. Au nougat! 
 
J'ai aussi croisé en sortant de la bibli hier soir -argh! dernier des quinze jours de révisions... serrement de coeur au retentissement de la sonnerie de fermeture...-, donc, j'ai aussi croisé le numéro 2 qui m'a mis dans les mains un sac en papier coloré. Je l'ouvre une fois arrivée à l'appart' : une carnet à papillote de marsouin (ma façon de dire p... de m...!), des nougats, du gingembre confit, un mini bisounours de l'amour qui déchire, de l'encens, un cahier à calinotes de babouin, un numéro fétiche (ben oui, le 4 évidemment!), un petit article sur le jour du macaron, des petits mots sympas, des mags de jeux pour les toilettes... bref, de quoi me remonter le moral pour 6 mois!
 
Et Bibi qui est allé m'acheter de la glace à la praline, des goûters pour les épreuves, qui est d'une gentillesse exemplaire depuis une semaine, obéissant à tous mes caprices -il est tellement cool que même en essayant je ne peux pas me disputer avec lui... ça m'énerve!!!!- , qui fait la vaisselle, me fait travailler...
 
Sans oublier ma tante prof -en retraite- de français qui m'écrit un gentil mail d'encouragement sur le métier et la vie...

Quand je pense que personne n'a le droit d'appeler depuis une semaine...

Conclusion : j'ai vraiment dû être très chiante cette année...

6.3.08

"tripalliare " (tourmenter, torturer) > "travailler"

Mon lieu de villégiature du moment : 


Je sais... c'est la classe... 

Et le mot du jour revient à Yvon Etienne  pour cette chanson dont l'air me trotte dans la tête: 

" Il est important d'aller travailler
mais faut pas en faire son métier.
C'est comme le tabac, faut pas abuser, 
on a vite fait de s'habituer!"

Ce n'est pas du Verlaine, (edit : ni du Rilke) mais c'est bien agréable quand même...

p.s. : respect à Technikart qui nous a sorti aujourd'hui une couv' du tonnerre sur tous les kiosques de la capitale... (en bas à droite de la page d'accueil...)

Edit : Mademoiselle Pink... comment dire... on passerait pas nos journées au même endroit??? z'avais pas vu ton billet... ;)

2.3.08

dimanche again...



... Et j'ai bien travaillé à la bibliothèque grâce à mon bourreau culpabilisateur - accessoirement aussi ma bien-aimée rédactrice en chef- qui m'a guidée d'une poigne ferme dans le dédale des couloirs obscurs de la BNF... 
Merci Elsa...

12.1.08

Sujet de m...!


" Si personnel soit-il, le sujet lyrique se voit contraint, sinon de se dépersonnaliser, du moins de traduire sa propre expérience en traits généraux et universels. Car la vocation du lyrisme est d'exprimer "ce qu'il y a de plus général, de plus profond et de plus élevé dans les croyances, représentations et connaissances humaines..." (Hegel). Il tend donc à la fois à généraliser le particulier et à particulariser le général."

Jean-Michel Maulpoix, Du lyrisme, José Corti, coll. "En lisant, en écrivant", 2ème éd., 2000, p.376.

En vous appuyant sur des exemples précis et variés, vous analyserez et discuterez ces propos d'un critique contemporain.

durée : six heures.

11.1.08

Pigiste



Et voilà : c'est aujourd'hui que sort le magasine qui m'a permis d'entrer en catimini dans les loges du Crazy. Si tu es jeun's, branché trentenaire, bobo, ou juste mécène, ce mag est pour toi! (à conditions que tu ailles l'acheter dans ton kiosque, relay, etc. le plus proche:) )