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7.9.10

Irrécupérable


Je suis en train de mater un épisode de Torchwood même pas en VO, que j'ai déjà vu (deux fois, mais bon... John Barrowman, quoi!), en finissant L'oeil du golem de Jonathan Stroud, en me sifflant un verre de sirop de lychee, et en me demandant si je ne ferais pas mieux de dessiner. Ou de ranger. En même temps, je regarde mon appart' en imaginant les travaux à venir (blanc sur les murs, parquet au sol, étagères unifiées, fauteuil retapé, relooking des caisses militaires, faut que j'arrête les blogs de déco). Il est presque une heure du mat'. Et demain je suis censée me lever à 6h30 pour finir mon papillote de marsouin de mémoire pro.
Heureusement qu'il n'y a plus de Lindt dans le placard.
Je crois que je vais zieuter la saison 2 de Big Bang Theory pour fêter l'Emy Award de Jim Parsons.
Irrécupérable, j'vous dis.

6.9.10

J'ai deux amours...


Je suis parfois victime de crise de superficialité aiguë, vous vous en êtes déjà rendu compte. Une fois tous les deux ou trois mois, donc, il m'arrive de passer chez mon marchand de journaux, et de lui prendre, au lieu d'un magasine sur le design, une revue féminine. Ce mois-ci, j'ai choisi en fonction du prix (parce que j'ai quand même ramené mon mag' de déco, hein, faut pas charrier), une couverture montrant l'exaspérante Eva Mendes (nan, sans déc, elle m'énerve, et je ne la trouve pas très bonne actrice, mais je vous la mentionne, à vous, lectrices de mes divagations habituées aux bureaux de presse, qui devinerez ainsi le titre du mag').
Ma tasse de thé du matin à la main, ma dose de pétasserie dans l'autre, je suis tombée samedi matin, aux milieux des pubs pour des produits qui coûtent un brein (aka un bras et un rein), sur un article qui traitait de la liberté du couple, en expliquant la notion de (attention, accrochez-vous) "polyamour". Passé le néologisme foireux, j'ai trouvé l'article plutôt intéressant. Pour résumer, plusieurs personnes expliquaient que tout en étant mariées, elles avaient par ailleurs des liaisons voire de véritables relations (plusieurs années), dont le conjoint était au courant. Mais que malheureusement, cela devait rester secret pour leurs proches, familles et amis, qui ne comprenaient pas ces relations. Et qui allaient jusqu'à prononcer le mot "perversité".
Bon.
Si je réagis ici, c'est parce que cet été encore, suite à deux divorces dans notre entourage, j'ai eu quelques discussions avec des copains sur la fidélité dans le couple. Et, soit je suis plus conne, soit je suis plus tolérante, mais apparemment, je suis la seule à ne pas m'indigner contre les relations libres, et à chercher une explication quand il y a adultère. Eh oui, voilà le gros mot. Pour mes copains, visiblement, quand l'un des membres du couple va voir ailleurs, il y a forcément "adultère". Sans discernement. Or, j'estime que dans un couple, il y a deux personnes, et qu'il est tellement plus facile de jeter la pierre à celui ou celle qui a traditionnellement "fauté", au lieu de pardonner et de tenter de comprendre. Certaines discussions ont limite viré à l'engueulade quand j'ai exprimé mon opinion.
Je ne sais pas comment je réagirais, si cela m'arrivait. Je ne crois pas à la fidélité dans le couple. Je pense qu'une relation se construit au jour le jour, et que tout n'est pas blanc ou noir. J'ai du mal à intégrer le fait qu'un homme puisse aimer une seule et unique femme pour le reste de ses jours. Et réciproquement. Je crois vraiment que nous pouvons aimer plusieurs personnes, parfois en même temps. Et je ne suis pas contre ce que nous appelons entre copines "les plans Q". Car, je ne suis ni asiatique, ni black, ni un homme, ni grande aux longues jambes, ni petite et menue, ni naine, ni géante, et que je sais ne pas pouvoir tout apporter à mon partenaire. Je pense qu'une liaison est condamnable si elle fait souffrir l'un des membres du couple, et que parfois une rupture est préférable. Mais si chacun y trouve son compte, et surtout que tout s'effectue en pleine confiance et égalité, où est le problème ? Qu'on appelle ça polyamour, relation libre, ou autrement, au final, cela ne nous regarde pas. Foutons-leur la paix au lieu de les juger.
J'ai cru que j'allais me faire lapider. Pas par mon amoureux, qui lui, est au courant depuis belle lurette de mon avis sur la question. Et qui a sensiblement le même, un rien plus possessif peut-être.
J'ai été étonnée par la virulence des réactions de mes copains. Et ce qui m'a le plus fait rire, c'est le nombre de couples qui se sont mariés à l'église, sans vraiment intégrer la notion de pardon, essentielle dans la religion catholique. Parce qu'après tout, si la première erreur, entraîne le divorce, on peut imaginer la solidité de l'amour lors d'événements plus douloureux...
Mais bon, comme on me l'a rappelé, ça ne m'est jamais arrivé, je ne peux pas savoir. Je ne suis pas mariée, ni même pacsée. Non. Je vis juste depuis huit ans une relation basée sur l'amour, la confiance et surtout sur la communication (oui, parfois sous forme d'engueulades). Et j'ai tendance à penser qu'au XXIe siècle, chaque couple est libre de faire ce qu'il lui plaît, sans que toute la bande de commères du village, avide de bienséance, vienne se disputer les miettes de scandale en amplifiant le malheur de certains.
A bon entendeur...

18.11.09

Poil dans la main...

Rhoo, ça va. Oui, internaute, lecteur de blog futile, mon petit caribou en sucre comme dirait l'autre, je te délaisse. Plus d'un mois sans poster, quelle honte.
Enfin ouais, mais bon.... J'ai découvert l'aspect métro, boulot,métro, boulot, dodo de la vie parisienne. Il était tant me diras-tu, vu que ça fait quand même 5 ans que je suis là, et que paf, prend du taf dans lag' ça te fera découvrir ce que c'est que la vraie vie, ma fille.
Certes.
Et les week-end, ajouteras-tu? Ben le week-end, je tente de conserver une vie sociale... et donc quand je ne travaille pas mes cours, parce que oui, je suis encore à travailler des cours, mais à distance cette année, en plus d'un stage à temps plein, eh bien, je vais voir des copains, et ensuite, je cuve. Ce qui en terme de comète signifie juste que je dors, vu que je ne bois pas une goutte parce qu'il faut conduire la voiture que autrement, t'aurais même pas le droit d'y toucher, ma grande.
La grande nouvelle, c'est que vendredi, j'ai ma journée, et si la canne qui est dans ma main veut bien rester dans un coin, je devrais avoir du temps pour raconter de nouvelles péripéties, mais oui, lecteur de peu de foi envers qui j'ai toujours tenu mes promesses...
Au cas où... En vrac, depuis un mois et deux semaines j'ai : travaillé sur 31 bouquins, repeint une chambre et un salon (oui, je sais, j'ai juste passé la sous-couche dans le salon), lu 18 bouquins dans le RER, pas fait la vaisselle une seule fois, merci bibi, perdu du poids à force de courir partout, félicité n°2 parce qu'elle est meilleure qu'Ally Mc Beal (cherche pas internaute mon canard, private joke), pas vu un seul film au ciné, été deux fois en Normandie, fait plein de projets que je n'ai pas pu tenir parce que non, ce soir, vraiment, je suis trop crevée, découvert que j'étais marraine, écouté la compile Dark was the night, piqué quelques crises de nerfs.... bref, ça me fatigue tous ça!
On en reparle peut-être vendredi, parce que là, je commence à radoter et à te donner des surnoms bizarres ma crevette au caramel de lecteur. et si y'a des fautes, c'est d'ma faute.

Cherche pas, à c't'heure, d'habitude, mémé est couchée.

29.4.09

Nouvelle incompréhension


Je ne comprends pas. Non, vraiment, je ne comprends pas. Au fil des mes pérégrinations, je lis depuis un mois ou deux des billets de blogueuses, pourtant pas inintéressantes, qui s'enthousiasment pour ce télé-crochet de M6 (oui, je sais, télé-crochet, ça fait tout de suite moins classe...). Je n'ai jamais vraiment regardé ce style d'émission, exceptés quelques extraits sur la toile pour suivre l'avancée d'une tortue que je trouvais particulièrement intéressante... Oui, j'aime bien la variété, et quand je suis tombée sur ce grand échalas et ses magnifiques reprises, j'avoue, j'ai fermé les yeux sur l'origine de la découverte et j'ai cherché les passages chantés en vidéo (rien à faire du blabla du jury et autres joyeusetés de présentation). Mais depuis... 

L'an dernier, j'ai des copines qui n'avait que le nom du vainqueur à la bouche et dont les yeux s'éclairaient de petits coeurs à chaque apparition du chevelu... Moui... je ne voyais pas trop pourquoi, rien de vraiment atypique au fond, et la pseudo-rebellion rockeuse  du sieur Doré me paraissait bien consensuelle.

Donc, pour en revenir à nos moutons chantants, hier soir, pour évacuer les pierres qui s'attardaient dans ma gorge et mon ventre, je me suis jetée avec voracité sur la zapette, certaine de trouver un programme américain débilitant qui anesthésierait mes éboulements internes. Mais comme trop souvent désormais, j'ai été trahie par mon fidèle poste télévisuel (baptisé Ernest pour les intimes; oui, je baptise les objets, il me semble vous l'avoir déjà expliqué à propos des plantules...). Ernest donc, après avoir tenté de me séduire avec la comédie musicale Annie sur Gulli, n'avait rien à me proposer d'autre que la recherche de la nouvelle star. J'ai pris la retransmission au moment où une petite brune chantait le womanizer de Britney Spears. Pardon, massacrait le womanizer de Britney Spears (je l'aime bien cette chanson, comme beaucoup d'autres de Britney, surtout quand elles sont reprises, je ferai un billet un jour pour expliquer cette étrangeté...). 
Je suis restée fascinée par les crescendos de fausset, persuadée de voir là l'humiliation en direct de cette jeune fille, et déjà compatissante à l'idée de ce qu'elle aurait à encaisser comme réflexions après sa grande performance. Ne connaissant pas trop le principe de l'émission, je me souvenais vaguement qu'il y avait une histoire de lumières vertes et rouges pour que le stupide public que nous sommes comprenne en un clin d'oeil l'avis du jury. J'ai donc été un peu perturbée en voyant quatre lumières bleues s'allumer. Encore plus en entendant les félicitations des 4 experts... et que je te donne du cassage magnifique de Disney par là, et que j'en rajoute une couche en flattant le côté rock de la brunette, et que je te compare à Amy Winehouse... 

OH, OH!! NON MAIS CA VA PAS?????!!! on a bien écouté la même chose? Comparer la performance de cette petite brune (au demeurant fort sympathique) à la voix frissonnante de la diva? J'avoue m'être accrochée au plaid du canapé! Et la suite de l'émission ne m'a pas rassurée sur les capacités d'écoutes des pourtant revendiqués spécialistes en bonne musique... En dehors d'une reprise de Ray Charles à peu près potable, mes oreilles ont eu du mal à supporter les vocalises des autres candidats. Encore plus les compliments mielleux des juges... à tel point que lassée, j'ai souhaité une bonne nuit à Ernest au bout d'un quart d'heure, et suis allée m'emparer d'un bouquin dans ma bibliothèque jeunesse, certaine d'y trouver du réconfort. 

Je ne comprends pas. A moins d'expliquer les réactions tolérantes par une trop grande lassitude du programme, je ne vois pas ce qu'on peut trouver à ce style d'émission. J'ai beau faire des efforts, je me dis souvent que j'aurais dû garder le persil dans les oreilles pour pouvoir apprécier les performances. Je dois être une pétasse d'élitiste bobo, parce que vraiment, je me suis ennuyée devant ce programme que beaucoup adorent dans mon entourage. J'ai trouvé ça plus que médiocre musicalement, tout sauf innovant, fade, et j'ai été déçue par un jury qui -en dehors d'une présence féminine que je n'apprécie pas- me semblait cohérent et intelligent. 

Le seul avantage : la prochaine fois que j'entendrai parler des lumières bleues, je saurai enfin de quoi on discute au lieu de planer en ayant l'air d'écouter la conversation...

15.4.09

Le papa de Tistou a essayé l'échelle...


C'est le premier livre pour lequel j'ai pleuré. J'ai encore mon exemplaire tout corné dans ma bibliothèque. Maurice Druon est mort... petit pincement au coeur. Et une place de plus à l'Académie française. 
Je sais quoi relire demain dans le métro en allant faire signer les papiers de demande de convention... j'ai hâte de parcourir les couloirs de la fac, de bureaux administratifs laborieux en secrétariats soporifiques pour obtenir un simple petit tampon.  Je me contente de la maison d'édition demain... et espère ne pas faire tache dans les pièces aux plafonds à moulures et aux planchers bien cirés qui grincent. 

Hier j'ai dégagé de la place dans ma bibliothèque en prévision des mois à venir.

p.s. : Tistou les pouces verts, chez Hachette Jeunesse (mon futur employeur j'espère!)

4.2.09

The last...


last cigarette. une Camel, en janvier 2002
last alcoholic drink. un verre de vin blanc le 7 janvier (je bois très peu d'alcool... je véhicule les autres ;) )
last car ride. Ce week-end pour aller à Rouen voir le nouvel appartement de deux amis
last kiss. Lundi matin pour lui dire au revoir et lui souhaiter une bonne semaine
last good cry. Il y a deux semaines, par peur pour quelqu'un que j'aime.
last book bought.  Hier, et il est vachement bien : Plants and Their Application to Ornament : a nineteenth-century design primer... je vous en reparlerai bientôt...
last book read. Terre Noire, T1, les exilés du tsar... je suis tombée amoureuse du héros
last movie seen. Stargate avant hier à la télé. J'adore les films de science-fiction!
last beverage drank. un thé à fraise des bois et rhubarbe, à l'instant en écrivant.
last food consumed. Des raviolis aux fromages, il y a deux heures... passionnant, hein?
last crush. mon beau Stepan sur la couverture de Terre Noire...
last phone call. ma soeur, numéro 2, pour rien et pour tout.
last tv show watched. Les simpsons en mangeant ce midi
last shoes worn. Mes baskets... je n'ai pas encore trouvé mes nouvelles bottes (les anciennes sont juste trouées de partout...)
last song played. When I take my sugar to tea par les Boswell Sisters et les Dorsey Brothers, en ce moment, l'un des morceaux d'un 33t de tubes des années 30 que j'écoute un peu trop souvent...
last thing bought. une kokeshi Momiji (oui, encore une...photos à venir)
last download. un extrait des mémoires de Saint-Simon (nan, je me la pète pas! c'était pour mon boulot!)
last soda drank. Je n'aime pas le soda. Mais bon, une canette de Coca ce week-end... pour l'apéro.
last thing written. la liste des courses (oui, on ne fait pas plus glamour...)
last words spoken. "à toute!" (à ma soeur au téléphone il y a 2 minutes...)
last ice cream eaten. un petit pot Hagen Dasz à la fraise chez Cyrus, vendredi dernier. Il fallait finir, ils étaient périmés de deux jours... 
last webpage visited. chez Elsa, pour copier-coller le questionnaire à sa demande :)

3.1.09

Vole la comète...



Aujourd'hui, je voudrais juste faire un petit bilan. 

Eh oui, ça fait un an jour pour jour que vous venez lire les âneries que je débite ici. Un an que je fais des fôtes d'ortho que vous n'osez pas relever. Un an que je m'amuse sur la toile.
Une année à me demander, à chaque fois que je vais quelque part quelle est la photo et l'article que je vais pouvoir publier ici pour tout vous raconter. 
Et ça me plaît. Même si j'ai eu moins de temps récemment, j'ai toujours des petites idées, des photos, des envies, des astuces à vous faire partager. 
Il y a ceux qui me lisent souvent, les amis que je connais, ceux que j'ai rencontré ici, et quelques anonymes que je vois passer de temps à autres. Jamais je n'aurai cru que ça pouvait être aussi drôle et libérateur de tenir un blog. Je compte bien continuer à vous embêter encore longtemps avec mes divagations de comète ahurie. Mais aujourd'hui, je souhaitais juste dire merci à tous ceux qui se retrouvent par hasard ou volontairement à bord de mon petit vaisseau.
Merci à tous donc. 

Et à venir l'année prochaine (eh oui, faut bien fidéliser le lecteur, ou au moins lui mettre l'eau à la bouche, et la question dans la tête) : plus de coups de gueule politique, des plumes et des pinceaux en surnombre, des bricoltrucs à tester, des craquages pétassiens en nombre limité, des bulles en plus, et surtout, de nouvelles aventures!

Bonne année à tous!

p.s. : peinture de Sam Weber

29.11.08

Time is running out...


Je n'assure pas. Trop de choses à faire... De ce fait, je délaisse mes journaux de bords, n'ayant plus vraiment le temps d'errer dans les limbes comme autrefois.
Mais qu'écrire? Il se passe tellement de choses en ce moment!

Tout d'abord, le boulot. J'en suis dingue. Je passe ma journée dans les textes, les corrections et pointages d'épreuves, les mises en pages, les lectures de manuscrits, bref dans les bouquins. Et quand il faut me changer les idées, j'ai juste à traverser l'étage, passer une porte et proposer à l'amie d'université, de ville, d'arts, de shopping, de commérage, de délires de descendre prendre l'air. Et de remonter en faisant le tour des paniers "servez-vous" pour trouver un petit bouquin à me mettre sous la dent. La situation idéale, celle qui fait accepter une paie qui n'en est pas une, celle qu'on aimerait voir se prolonger. Cerise sur le gâteau, cette année, je peux entrer et sortir du salon de Montreuil à ma guise, grâce à mon magnifique sésame vert estampillé du mot magique "exposant". J'y passe d'ailleurs ma journée demain... des livres à faire signer, des auteurs à écouter, des illustrateurs à regarder. Je plane en gardant les pieds sur terre, et c'est très étrange pour une comète qui a l'habitude d'errer sans but précis...

Mais... il y a (presque) toujours un mais, voici les bémols de ma nouvelle vie : 
- Le travail scolaire: Je n'ai quasiment pas de temps à y consacrer. C'est difficile de tout gérer. Passant mes journées dans des bouquins drôles, haletants, émouvants, en un mot bourrés d'aventures, j'avoue avoir quelques difficultés le soir à me plonger dans les romans cyniques de Drieu la Rochelle, ou dans les essais de Bourdieu (je ne parle même pas de mon mémoire sur Marcel Aymé qui progresse à une vitesse géologique...) Il le faut néanmoins, mais il est parfois impossible de résister aux voix de sirènes issues de cette maudite télévision. Ces voix qui promettent une soirée sans réflexion, une soirée de lobotomisation où le but final est d'atteindre, quand le navire s'échoue (traduction : quand je m'endors sur le canapé) le lit en rampant, pour ronfler tranquillement jusqu'au petit matin. Bref, je n'avance pas comme je le souhaiterais, et plus les échéances semestrielles approchent, plus j'ai tendance à esquiver le problème...
- la vie de couple : Bibi est sans cesse en déplacements professionnels en semaine, à tel point que j'envisage de le rebaptiser du doux nom de "the man who wasn't there"sur ce blog -oui, il y a bien une référence... Comme nous tenons quand même à conserver un semblant de vie sociale, nous sortons, ou tentons de sortir voir nos quelques relations les week-end. Ces foutus week-ends qui passent trop vite pour qu'on ait le temps de se faire cette séance de ciné d'il y a deux mois (ce n'est pas comme si nous avions une carte illimitée...), ou pour s'accorder les grasses matinées et siestes crapuleuses sous la couette, si ce n'est pour réellement dormir, tellement nous sommes crevés. Et le lundi arrive de nouveau, si vite! Car comme dirait La Palice l'avantage de la semaine c'est que quand elle est fini... elle recommence!

Moralité : une nouvelle vie c'est bien, mais des journées de trente heures, c'est plus utile!

p.s. : dessin d'Arthur Rackham. 

11.11.08

En garde Mary!


En ce moment, comme vous l'avez sans doute remarqué, il pleut. Et moi, j'adore la pluie (merci les origines normandes...). Donc depuis deux semaine, mes sept parapluies s'aèrent à tour de rôle, selon mes tenues vestimentaires, ou mon humeur. 
Quel plaisir de voir un ciel bleu quand on s'est levé du mauvais pied, et d'entendre malgré tout le martèlement irrégulier de la pluie sur la toile... surtout quand on est bien abrité dessous!

p.s . : note pour plus tard (merci Parker Lewis...) : Je devrais créer un libellé uniquement destiné à prévenir le voyageur cybernétique que le terrain est glissant car mouillé par ma névrose poppinsienne...

16.10.08

Moultes excuses...


J'ai conscience de peu poster en ce moment. Je vous rassure, ce n'est pas à cause d'une chute de moral mais d'un emploi du temps bien rempli. J'ai dû parcourir l'université en long et en large pendant deux semaines à la recherche d'une convention de stage, d'inscriptions imprévues, etc. Et croyez-moi, si l'administration française vous paraît lente, ce n'est rien en comparaison des services devant lesquels j'ai dû attendre des heures... Mais à ce qu'il paraît, c'est typique du lieu... je n'avais qu'à me (ré)inscrire ailleurs... 
En bref : je commence (si j'ai récupéré cette papillote de convention) un stage lundi dans une grande maison d'édition parisienne, dans le département que je souhaitais. Vous comprenez mon excitation. Donc, je ne suis pas souvent chez moi en ce moment, et du coup mes voyages et autres blabla sur la toile s'en ressentent. Je n'abandonne pas mes errances, et vous promets de venir bientôt divaguer avec vous... accordez-moi juste quelques jours (bande de râleurs maileux...) et vous aurez de nouveaux de la lecture pas-si-on-nan-te!

9.9.08

Portrait chinois...du moment

Errer sur le blog de Miss Glu m'a donné envie de faire un portrait chinois... toujours en quête d'une identité? peut-être... ou alors, juste narcissique... plus probable.

une lettre : M
une couleur : blanc
un élément: l'eau
une boisson : un thé fraise des bois et rhubarbe, qui fume à côté du clavier
une drogue : mes rêves, bons ou mauvais
un sentiment : la perplexité
un péché capital : la colère
une saison : celle du vent
un mythe : Pygmalion
un objet : mon pinceau le plus fin
une planète : une comète plutôt...
un défaut: le doute
une fleur : la belle de nuit
une autre fleur : le jasmin
un animal : LE lapin blanc
une chanson : Mad world, la reprise de Gary Jules
une autre chanson : Blowin'in the wind, Bob Dylan
un instrument de musique : mon violoncelle
une qualité : la curiosité
un proverbe : "ceux qui rêvent éveillés ont connaissance de mille choses qui échappent à ceux qui ne rêvent qu'endormis" (Poe dans Eléanora)
un légume : la patate
un fruit : la châtaigne
un parfum : L'odeur du café au réveil le week-end. Je ne bois pas de café...
un oiseau : l'oiseau bleu
un peintre : Ingres
un autre peintre : Zao Wou Ki

ps: peinture de Balthus

3.7.08

ouai, bon, ça va!


Vous êtes nombreux à vous inquiéter de l'absence de nouveaux billets depuis une semaine (un peu plus, je sais...).
Bon, ok, je n'assure pas...
Je suis rentrée de Tours vendredi après-midi. 
Bilan : contente d'avoir étudié mes textes, d'avoir visité la ville, un appareil photo en panne, une matinée assise sur un banc à regarder la Loire, et un concours probablement pour plus tard... en bref, Tours est vraiment une très belle ville, et les jurys sont toujours aussi sympathiques (sans ironie).
Quand je suis arrivée à .... (non, mais vous ne croyez quand même pas que je vais vous dire où j'habite???), le coup de blues commençait à s'installer. Heureusement un papillon m'avait envoyé un petit colis de la marelle (le lien en bas à droite là...). Merci à elle. Malheureusement, je ne vous en parlerai que quand j'aurai un nouvel appareil photo... (donc quand j'aurai fait des économies... marsouin!).
A part ça, les dernières nouvelles : je garde de nouveau la truffe tous les jours, ça me change les idées, et surtout nous nous amusons bien tous les deux (en particulier quand il prend un malin plaisir à m'arroser d'eau de son bain, au moment où je m'y attends le moins... il a de l'avenir ce gamin...). Je suis enfin retournée au cinéma hier, et je vous promets un billet sur chaque séance très vite. Je vais faire les soldes demain. Mon appart' est dans un magnifique état bordélique et poussiéreux (je n'y pose pas beaucoup les pieds en ce moment...). Ingrid Bétancourt est libre (bonne nouvelle). J'ai remis des légumes bio dans mon frigo (l'été est là, le concours fini, reprise des bonnes résolutions...). 
Enfin, je ne vous laisserai plus une semaine entière sans billet, bande d'affreux inquiets!

14.5.08

So british! (part II)

Voici la suite de mes photos anglaises... je veux retourner à Jersey!!!

Le rat qui guettait mes scones à 50 cm du banc le midi... impossible à chasser! Pire qu'un pigeon parisien!

les cabines téléphoniques... que j'attendais rouges, mais bon, le jaune n'est pas mal...

attention en traversant à regarder du bon côté de la route... 

L'arrière-cour du musée de Saint-Hélier

une peinture murale sur la guerre et la libération de l'île. Elle m'a surprise au détour d'un escalier. 

Dans le bateau au retour... snif, snif... (et le bateau était fermé... impossible d'aller sur le pont... trop touristique.)

Une chose est certaine : une journée n'est pas suffisante, mais c'est déjà bien dépaysant, et j'ai enfin eu l'impression d'être vraiment en vacances. J'adore l'esprit anglais... j'aimerais tellement vivre quelque temps en Grande-Bretagne... ça viendra peut-être un jour! Bonne journée à tous!



12.5.08

Jour férié... le pied!



Nous étions depuis hier chez des amis de Rouen à flemmarder, et parler de tout et de rien. Et puis le soleil se pointant à nouveau ce matin, un pique-nique champêtre se dessine. Les courses se font rapidement : un ravitaillement et un passage éclair chez monop' plus tard (une paire de tongues et un chapeau pour ma p'tite nature de peau blanche) nous voilà partis, chargés de nos glacières, et de bonne humeur. Après 20 min de route et quelques détours, nous arrivons au lac des deux amants, joli petit coin de fraîcheur après la ville. Aprèm sieste, lecture, et vannes : le bonheur des jours fériés!


Et malgré la crème solaire, le chapeau, le haut à manche, la jupe longue, et la serviette à l'ombre (alors que les cinq autres étaient au soleilà cramer...) j'ai encore les joues et les avant-bras rouges... qu'on ne vienne pas me dire qu'il ne fait jamais beau en Normandie!


11.5.08

So british! (part I)

Oui, je suis légèrement en retard sur mes billets... voici les photos de la journée à Jersey du vendredi 2 mai... car faute de pouvoir partir à San Francisco une semaine, nous nous sommes quand même pris une journée en Angleterre en amoureux... 


L'emblème des Windsor sur le fronton d'un hôtel non loin du port où nous débarquons à 8h du mat' heure anglaise... pour voir filer deux Aston Martin sous nos yeux... ça ne s'invente pas...  La journée de randonnée shopping en ville commence...

Ce n'est pas Notting Hill, mais ça y ressemble un peu... une rue comme je les aime, avec des fenêtres parfois ouvertes (et donc un coup d'oeil indiscret sur des salons typiquement fleuris et remplis de chatons en porcelaine...si, c'est vrai.)

Ma maison, en face du Victoria's park (ben quoi? je n'ai plus le droit d'être mytho?)

Un même balcon, deux maisons... la classe dans les couleurs

L'une des plages de Saint Hélier, non loin du fort de la reine (que l'on distingue au fond à gauche). Vous avez remarqué? Il faisait beau! Et pour nous c'était la fin d'une journée de marche, donc glande assurée les pieds dans l'eau -fraîche- et les lunettes noires sur les yeux.


Un dessin dans le sable qu'un gamin a fait devant nous... portrait de mes doigts de pieds en éventail?


Mon repas de midi... un cheese scone, et un autre à la myrtille... que du bonheur... j'adore la bouffe anglaise...


Trophées de chasse de retour sur le continent... il y aura (je ne sais quand...) un petit mot dessus... Bon, je n'ai pas pu me retenir quand j'ai vu le rayon jeunesse de waterstone, la librairie de King's road... quant aux parfums détaxés... quand je pense qu'on avait parlé d'économies... nous nous sommes vengés de notre début de vacances en une seule journée...

J'espère que les photos vous donne envie d'aller y faire un tour. Nous sommes restés à Saint-Hélier toute la journée faute de temps (et de voiture), mais nous avons fait des repérages pour rester une semaine entière une prochaine fois... 

8.5.08

Vogue la galère

Jeudi 1er mai, le soleil a enfin pointé le bout du nez... suite à une phrase anodine de belle-maman et à un coup de fil à des copains, la décision est prise de partir en voilier à Chausey. Pour ceux qui ne connaissent pas encore, il s'agit d'un petit groupement d'îles normandes.
 Donc nous voilà sur le pont en début d'après-midi à préparer le bateau qui d'ordinaire sort plutôt pour des régates que pour les touristes que nous sommes... pour dire qu'il file bien quand il y a un peu de vent. 


Sept ans que je n'avais pas mis les pieds sur un navire digne de ce nom : j'ai senti le retard... Nous nous sommes pris un petit grain à l'aller avec une "légère" averse de grêle et une petite pointe de vitesse à huit ou neuf noeuds : à peine le temps d'enfiler le pantalon de quart en cabine (du genre monocoque couché : d'un côté on voit le ciel par une fenêtre, de l'autre le fond de l'océan) que j'étais déjà ressortie et trempée! J'ai adoré. Si, vraiment. Je me suis rendue compte qu'être sur l'eau me manquait. Arrivés à l'île, nous nous amarrons, branchons radio (musicale) et sortons le panier de victuailles pour le pique-nique tardif devant les yeux intrigués et ébahis des touristes de la vedette. 


Des copains de notre capitaine ne tardent pas à nous rejoindre en canoës -ils étaient en train de pêcher- pour partager un verre et un bout de saucisson. Une petite averse les fait fuir et voit la cabine nous servir de refuge pour finir le pâté... pour le goûter... eh oui, la mer ça creuse, c'est connu. 

A peine le temps de flemmarder un peu en admirant un arc-en-ciel (signe d'averse au loin de soleil chez nous) qu'il faut déjà larguer les amarres pour rentrer avant la fermeture des portes du port. 


Et c'est reparti dans l'autre sens, la grêle en moins, mais la pluie persistant. Nous sommes en Normandie, il serait bon de ne pas l'oublier! Bibi barre comme un chef, et avec une petite moyenne de sept noeuds et demi nous sommes trop vite de retour au port. Heureusement, il reste à plier les voiles, les ranger, ranger la cabine, ramasser les écoutes... avant de quitter les vêtements de marins pour retrouver la terre ferme, un pull sec, de la crème hydratante pour le coup de soleil sur le nez (leçon de marin : quand il pleut, on prend quand même des couleurs), et surtout le barbec du soir au coin du feu! (ben oui, dehors il pleut à nouveau...).
Une journée très sympa. 

p.s. : et le bout de mon nez n'est plus rouge... maintenant il y a aussi les joues...

6.5.08

Je lui ai fait une offre...

    
 
Lundi, mardi et mercredi de la semaine dernière, il faisait un temps magnifique en Normandie. Autrement dit : il pleuvait. Décidés pourtant à sortir, nous avions fait une tentative de randonnée mardi, nous levant tôt pour faire quelques musées... fermés pour rénovation, nationaux, ou seulement ouverts de 14 à 16h... quelle chance... De retour chez belle-maman -à pied par la falaise et sous la pluie- j'ai alors proposé un après-midi cocooning avec tisanes, biscuits, et classiques... c'est ainsi que nous nous sommes retrouvés devant le dvd de la deuxième partie du Parrain, la première ayant été visionnée la veille au soir pour la même cause de temps splendide. Eh bien mes aïeux, qu'ils sont bons ces films! Honte sur moi, je n'avais vu que le premier volet -complètement oublié- il y a de cela quelques années. J'ai donc (re)découvert avec un plaisir surprenant l'histoire de Vito, Sonny, Micky, and the family. La narration est impeccable, la photo précise et froide, les personnages attachants et glaçants. J'ai adoré Brando, détesté Pacino, et craqué sur De Niro. Et je n'aborde même pas les rôles secondaires!  J'ai conscience d'enfoncer une porte ouverte, mais quel chef-d'oeuvre! 
L'après-midi est passé à une vitesse incroyable, et nous avons profité du farniente. 
Bon, un seul problème, nous n'avons pas encore eu le temps de voir le troisième volet... mais ça ne saurait tarder!
Quant à mercredi, le temps s'améliorant, la journée s'est transformée en brioche, café et brocante dans le grenier des grands-parents... billet à venir!

24.4.08

il y a des jours... et des nuits...



Il y a des jours comme ça où beaucoup de choses se passent bien. De la grasse mat' plus ou moins prévue aux retrouvailles avec une amie, de la pluie au soleil, de la solitude au coup de fil (presque) quotidien de bavardages (presque) futiles... 
Il y a des nuits comme ça où beaucoup de choses semblent anormales. Se retrouver à deux heures du mat' à écrire un billet, les mains pleines de peinture à bois, une bâche de quinze mètres carré dans le salon, les idées fourmillant dans ma p'tite tête... en me disant, que non, vraiment, ce n'est pas sérieux, il faudrait que je me couche. 
Mais voilà, l'appel de la toile est plus fort. Et comme le dirait si bien l'une de mes groupies de soeur : "ça fait deux jours que tu n'as pas posté!" Donc, j'obtempère... pour ne rien dire, certes, mais comme cela fait du bien parfois!
Et sur ces commentaires très constructifs sur ma vie tout à fait passionnante, je vais de ce pas rejoindre Morphée. Car j'ai quand même du travail demain... et car écrire les fesses au bord du lit, le clavier sur les genoux (enfin... sur ma valise à peinture), la souris sur le sommier (il n'y a que là que ça marche...), ce n'est pas, mais alors, pas du tout confortable. Vous l'aurez compris : je change mon intérieur... 
Autre possibilité  : je suis barjo...
Une chose est certaine : ça promet...

19.3.08

ayé! j'ai finiiii!!!!



état des lieux... et encore, je n'ai pas pris le bureau ni la chambre... cet après-midi, rangement, ménage, bricolage!

Et ce soir c'est les eeeennnncombrants... après des verres avec mes futurs collègues... (enfin je l'espère...).

18.3.08

J+1 : trop de français tue la française


Poésie, Verbe, Verbe, Verbe...

Vérité de La Palice : "à postes supprimés, sujets merdiques. "

Heureusement, il nous reste les nounours porte-bonheurs à caliner...


p. s. : demain, c'est fini... ou non? réponse mi-mai.