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8.6.09

Promenade en Berry libre


Comme je n'ai pas fait de balade hier, je poste enfin ces souvenirs datant d'un mois... Un temps magnifique, des brocantes plus que sympa, une ambiance musicale de fou, un sage grognon comme guide, une balade de rêve et une envie horrible de déménager en revenant en région parisienne...

Et pendant que j'écris, Bibi se fait une brocante en Caroline du Nord... 

20.10.08

La table de Ro...ss


Elle est un peu abîmée sur le couvercle du coffre, 

un peu lourde à porter malgré les poignées, 

mais ce qu'elle est belle cette table d'apothicaire dénichée dans un dépôt vente! En tout cas, elle a parfaitement sa place dans le salon et Bibi est heureux, lui qui en cherchait une depuis ce malheureux épisode de Friends... du moment qu'il ne craque pas sur un synthé...

26.7.08

Vieilles habitudes

Même en vacances, les bonnes habitudes ne se perdent pas. Nous avons ainsi baroudé aux vides-greniers de Bréville, Saint-Pair-sur Mer, et Avranches dimanche matin. La pêche a été très bonne, car outre une cinquantaine de vinyles (et au passage, je confirme après comptage que je dépasse désormais officiellement la collection de papa...youhou!) , nous avons aussi dégotté : 

 - un numéro de Studio, en édition bilingue (impossible de mettre la main sur les éditions anglaises...), avec des modèles art déco que je vais pouvoir reproduire

- un numéro de l'artisan, comprenant des patrons, et des gabarits de motifs des années 30, comme celui-là : 

Mes bricolages en attente se réjouissent... (je garde les plus beaux pour vous surprendre...)

Et comme mes vêtements sont cousus d'or, c'est bien connu, j'ai aussi pris cette Porsche et cette Ferrari...
Bon, j'avoue, le plus beau, c'est ce grand miroir de Blanche-Neige que j'ai eu pour une broutille...
J'espère faire quelques jalouses! 








1.6.08

Le passé appartient à ceux qui se lèvent tôt

Il est difficile de se lever le dimanche matin. 
Surtout quand il a été difficile de s'endormir très tôt ce même dimanche matin à cause d'un certain stress pré-traumatique

Cependant : 
Il est bon d'avoir un vide grenier à sa porte (même pas besoin de marcher).
Il est bon de marchander pour des objets déjà bon marché. 
Il est encore meilleur d'obtenir l'objet marchandé au prix voulu.
Il est bon de revenir par la boulangerie les bras chargés.
Il est bon de prendre son thé à la menthe et son pain aux raisins la fenêtre ouverte, à neuf heure moins le quart, quand tout le monde dort encore dans l'immeuble, un Harry ouvert dans la main.
Il est bon de faire un billet pour raconter ce qui a été bon ce matin.
Il est bon de ne pas trop écrire de il est bon. 

Donc voici mes trouvailles du matin :

Un disque dont les gens de mon âge connaissent la pochette dans le moindre détail... On peut y entendre chanter un hérisson, une autruche, un extraterrestre, des baleines de parapluies, un petit caillou, un prince charmant débutant, un raton laveur rêveur... Quoi? vous ne voyez toujours pas? 

Quelques 78 tours poussiéreux : le"Temps des cerises" et autres chansons françaises, du ragtime, Coppélia...


Une curieuse sacoche en cuir fleurant bon l'atelier d'ébéniste.

Et tout ça pour vingt euros... 
Parfois, il est quand même bon de se lever tôt le dimanche matin...

7.5.08

Les vieilleries

En vacances, comme toujours, je suis à l'affût des vieux trucs. Les bonnes habitudes ne se perdent pas... Arrivés samedi soir chez mes parents, je motive le numéro 4 pour une brocante dimanche matin.  Levée à sept heure, je réveille les troupes une première fois et descend prendre mon petit déjeuner. Silence dans la maison, je remonte, et sonne le clairon une deuxième fois. La marmotte (comme quoi, c'est de famille...) émerge. Nous partons au final vers huit heure et demie, pour arriver dix minutes plus tard sur le champ du vide-grenier, où quelques exposants discutent en attendant les chineurs qui se font rares- ça tombe bien (dit-elle en se frottant les mains...). La chasse commence sous les yeux effarés de la frangine qui découvre avec stupeur mes marchandages pour le moindre bidule. Elle ne sait pas encore à quoi s'attendre... après avoir embarqué trois vinyles, je remarque une pile de bouquins anciens sur une table non loin... je déniche dessous un truc énorme et rougeâtre... bref, un air de déjà-vu, vous devinez la suite.... 

J'ai donc ramené cet album en très bon état. Je pourrai ainsi restaurer celui de la dernière brocante en mettant mes précieuses cartes à l'abri. Et comme il n'était qu'à moitié plein, j'ai aussi acheté une centaine de cartes postales sur un autre stand, après vingt minutes de tri et de discussion avec le vendeur... à l'origine à 1 euros, emportées pour vingt-cinq centimes la carte. Oui, je suis une rapiat. J'ai beaucoup appris en regardant ma mère, mon grand-père et les mamas algériennes procéder... Bref, ma collection s'agrandit à tel point que je pense ouvrir un autre blog pour vous montrer ces petits bijoux et les messages qui les accompagnent.

Le plus drôle est que dans le lot de cartes, certaines m'intriguent par leur destination et les   noms. Une fois rentrée je vérifie auprès de ma mère qui croit reconnaître des cousins. Facile à vérifier, les grands-parents viennent manger à midi. Après le café - et avant que la belote ne s'installe- je fais donc mon intéressante en amenant mes découvertes à table. Et j'ai la confirmation que j'attendais : certaines cartes ont été envoyées à une cousine de mon arrière grand-mère. Je trouve ça génial. Près d'un siècle plus tard, tomber sur des cartes postales familiales : j'adore les brocantes. Du coup je suis invitée à visiter le grenier des grands parents, amusés par mon intérêts pour les vieilleries. Rendez-vous est pris pour dans la semaine. 

Devant le beau temps persistant, je me décide donc à appeler mes aïeux mercredi midi pour leur proposer la brioche et le café. Je débarque avec ma mère, et après les derniers potins, nous montons tous les quatre au grenier. Mes amis, que de souvenirs! Retrouver le vieil édredon dans lequel Mamie nous bordait à la ferme étant gamines, tomber nez à nez avec les chiens serre-livre de mon oncle, fouiner dans les vieux cahiers de ma mère et de mon grand-père... tellement d'objets auxquels sont rattachés l'histoire familiale! J'ai ainsi découvert que mon bisaïeul avait été maire, un pistolet allemand tout rouillé récupéré à la guerre (je n'ai pas réussi à savoir comment...), les comptes détaillés de la ferme et tant d'autres choses accompagnées des détails croustillants des grands-parents! J'ai eu le droit d'en emporter quelques unes, ai refusé d'en prendre d'autres ne voulant pas non plus priver la famille de ses souvenirs. 

Les lettres de mon arrière-arrière grand-père à son fil (1876 et des poussières). Je les ai mises sous plastique. 

Le jeu de voiture de tonton. Ne manque que le dé. 

Les boîtes de pastilles pulmoll et de métaspirine de l'arrière-grand-mère et les valda de papi (qu'on lui piquait avec les cousins pour sucer tout le sucre et les cracher ensuite par la fenêtre, ou même sous le lit...), toutes remplies de boutons. J'ai aussi récupéré une lampe tempête que je prendrai en photo une fois nettoyée. 
Ma grand-mère était ravie de redécouvrir son grenier, et nous devons nous revoir cet été pour faire un peu de ménage, retaper et nettoyer les objets dont elle se servira pour sa décoration. Quant à mon grand-père (que j'ai vu pour la première fois avec une canne à 88 ans... mais droit comme un i... je soupçonne Brando de s'être inspiré de lui pour le rôle de Vito Corléone...), donc mon grand-père m'a fait comprendre qu'il restait des lettres intéressantes à lire : leurs lettres d'amour, rangées dans la chambre dans une boite en métal... éternel romantique, toujours aussi fou de sa femme (64 ans de mariage...).

Et pour parfaire la journée, quand nous sommes retournés chez belle-maman, elle nous a dégotté à la demande de Bibi ces cartes postales disques... la face avec l'image étant gravée de sillons contenant souvent des mélodies très... intéressantes. 


Comme quoi, les brocantes, c'est aussi dans vos affaires et greniers de famille! Ce qui compte -pour moi en tout cas- est de trouver l'objet porteur de souvenir, de craquer affectivement
Merci la famille. 

p.s. : brève : je suis rentrée chez moi hier soir pour trouver toute une armada de pompier devant la cour... un appartement dans la résidence mitoyenne a brûlé. Heureusement, les voisins sont en week-end, pas de blessés, et le feu ne s'est pas répandu. Je les plains sincèrement. Le retour risque d'être mouvementé...

15.4.08

bric à broc... III

Antony (suite)

Après avoir trouvé mes dvd, je ne m'attends plus à rien... d'autant que mon porte-monnaie s'est allégé! Je flâne donc, sans but. Plusieurs bouquins m'intriguent sur un stand. Je vais voir : ce sont des albums de cartes postales. Je feuillette un peu, j'en dégage un de l'empilement. Première page, rien. Deuxième page, rien. Je file jusqu'au pages complétées et là, coup de foudre : des séries de cartes du début du siècle -1900- représentant de petites saynètes. Les prix sont sous (et sur) les photos. Je tente ma chance vu le peu qu'il me reste : "Si je vous prend une série, vous me faites un prix? - Oui, bien sûr, et si vous prenez le tout, je vous le fais à 60 euros." Je n'ai plus grand chose, mais je tourne les pages en faisant un rapide compte. L'offre est plus qu'honnête, la carte la moins chère étant à deux euros. Je regarde mes comptes, marsouin! Ne me reste qu'un billet de 10 et 5 euros en pièces. J'appelle Bibi qui traîne non loin à la rescousse, il n'a que 30 euros... Je regarde le vendeur, un peu déçue, mais propose quand même : "excusez-moi monsieur, mais je n'ai que 40 euros... - Allez, prenez-le. -MERCI!!!!" Et après échange de billets, je me retrouve avec un vieil album fleurant bon la poussière et 277 cartes anciennes... 



Il est midi passé. Nous repartons vers la voiture, direction l'appart' de Miss Pink où un concours de Tiramisu nous attend... au milieu des thés et des objets chinés, nous pouvons enfin nous reposer. La matinée a été bonne, l'après-midi encore meilleur, entre rigolades, vannes, glandes et discussions semi-sérieuses... 
Pour ma part, je crois que je ne vais plus faire de brocantes ce mois-ci...

p.s. : les étiquettes étaient collées sur les photos, j'ai réussi à tout décoller avec une petite pince à timbre et un peu d'eau en n'en abîmant que trois... non, mais vraiment, coller les prix sur des trucs aussi anciens... me restent 5 cartes un peu fragiles auxquelles je n'ai pas osé toucher... si vous avez une idée...

14.4.08

bric à broc... II

Chaville (suite)

Je me trimballe donc avec une petite malle en bois à travers une foule de plus en plus dense. Je vois alors sur ma gauche une armoire rigolote. Je m'approche, curieuse, et je découvre le stand d'un jeune éducateur. Son boulot : retaper des meubles et objets récupérés sur le trottoirs avec des handicapés. Une petite valise m'attire... un peu coûteuse... je pars... 200 mêtres plus loin, je pense encore à cette petite merveille. Tant pis, il est tard, il y a du monde, je craque... je fais demi-tour. Un clin d'oeil m'accueille. La valise m'attend. Embarquée, entre les échanges d'infos et de sourires. Je reprend donc mon chemin périlleux, une malle dans les bras, une valise sous le nez. Quelques pas plus loin, un homme m'interpelle poliment au milieu de la foule : "Excusez-moi mademoiselle, vous vendez votre petite valise?"
 Comme si j'avais l'air d'une vendeuse, égarée, essayant de me faufiler les bras chargés au milieu de tous ces gens... "Non, monsieur, désolée. - Je vous en propose 50 euros. - Non, merci, au revoir!" Je l'ai payé cinq fois moins cher...  Je continue en m'interrogeant sur la valeur de ce soi-disant jouet quand un anglais m'arrête gentiment : "Bonjour! jolie mallette! vous la vendez? (à lire avec l'accent...) - Non monsieur, je viens de l'acheter. - Vous avez raison! c'est un petit nécessaire de voyage féminin anglais du début du siècle. - Vous êtes sûr? - oh, yes, je collectionne ça et leurs petites clés." Et là, il me sort 3 clés et me propose de vérifier si l'une d'elle entre dans la serrure. On essaie, échec. Tant pis. Il me félicite pour mon achat, m'adresse un sourire magnifique et me souhaite une bonne journée. Je repars, enchantée. 
Le téléphone vibre, les autres ont fini leur tour, je les rejoins. Bonne pêche pour eux aussi. Des vinyles, et des saucissons qui embaument la voiture... 

Retour à la voiture. Il est 10h30. Une voix lâche soudain : "bon, on se fait celle d'Antony aussi?". L'imprévu nous tente, nous ne sommes pas trop fatigués, sauf miss Pink qui a tendance à piquer du nez sur mon épaule... Je me charge de la réveiller à coup de blabla intempestifs... Et nous faisons cap sur la brocante surprise du jour.

Antony 

Nous arrivons tard, il est un peu difficile trouver de la place... un trottoir, un arbre à 2 mm du pare-choc, et nous voilà garés. Le vide-grenier est de taille moyenne, c'est bien, pas besoin de marcher pendant des heures (dit la fainéante qui se souvient que nous sommes dimanche matin... et qu'elle devrait roupiller, au chaud)... 
Une petite dame asiatique semble gelée derrière sa table. Devant elle un coffret de dvd m'intéresse. Elle veut partir, je lui prend pour deux euros. 

Ben oui, moi, les dessins animés de mon enfance, j'adore encore! je vous raconterai mes retrouvailles avec celui-ci.

à suivre...

13.4.08

bric à broc... I

Le dimanche, quand les beaux jours reviennent, les brocantes aussi. Lever matinal ce matin donc, avec le jour. Un verre de jus d'orange, une tartine, et en voiture direction Meudon. Enfin... après un petit détour par Meudon la forêt...

 Meudon

Nous arrivons sur la rue principale, et oh panique, il y a déjà beaucoup de monde. Après vérification, ce sont surtout des exposants qui déballent... et quelques rares amateurs qui guettent les bonnes affaires du coin de l'oeil, "au cul de la voiture!". Bon, il est 7h, il fait froid, la chasse est ouverte. La brocante est grande, Bibi et moi nous séparons. Au coin d'une rue un lapin en peluche tout râpé et monté sur roulette me fait de grands signes : "Combien pour le jouet? - Soixante euros, mais c'est d'avant guerre...". Je le sais bien, mais j'espérais que lui ne le savait pas... impossible de marchander, j'abandonne donc Jeannot à d'autres acheteurs, non sans un petit pincement au coeur... quelque pas plus loin, une petite paire de jumelles de théâtre. 40 euros malgré une lentille déplacée. Je jette un regard désespéré à la vendeuse. Rien à faire... Même histoire pour un téléphone de 1928, et un sac très "vaintage" d'après le vendeur... 
Coup de fil, Miss Pink et Grognon nous rejoignent, retrouvailles autour d'un sac de chouquette et de quelques bonnes vannes... Petite pêche pour eux aussi...
Beaucoup de choses à regarder, donc, mais rien dans mon budget, et une volonté exaspérante des brocanteurs de ne pas marchander... Trop de professionnels sur les stands. Je repars bredouille. Heureusement, Bibi sauve l'honneur avec quelques vinyles...
On embarque tout le monde dans la bibicar, et en route vers Chaville.

Chaville

Nous arrivons à neuf heure moins le quart, et nous ne sommes pas seuls... il commence à se faire tard, et surtout à faire beau... dépotage des filles devant la broc' (pourquoi marcher??), rangement de la voiture, synchronisation des montres, séparation du groupe, et c'est parti pour l'aventure! 
Roh, elle est sympa cette petite armoire... 1930 meuble à vêtement de poupée... ah, non, déjà prise... marsouin! Et le petit coffre là? Non? combien? Pardon? Allez, 20 euros... Adjugé! Et voici donc ma nouvelle boîte à courrier et croquis :   


à suivre...