Ce matin, je suis de bonne humeur, et comme souvent dans ce cas, j'ai cette petite mélodie entêtante sur les lèvres... je vous en fais donc profiter. Et puis, c'est drôle de voir Robbin Williams dans ce clip (surtout quand on sait que ce devait être Bill Cosby - qui a refusé...). Pour ceux qui ne connaissent pas encore Bobby McFerrin, je vous conseille d'aller faire très vite un tour sur You Tube. Parce que si la vidéo que je vous montre est très connue, il est bien plus doué que ce simple tube ne le laisse présager. A bon entendeur, bonne journée!
29.2.08
28.2.08
Sleeping with ghost

En ce moment, je m'endors et me réveille avec Racine. Explications : j'ai les oeuvres théâtrales complètes en collection Bouquin sur ma table de nuit. Je les ai acheté, concours oblige, il y a de cela un bon mois. Et depuis je n'arrive pas à me passer d'une stance, d'une tirade, d'un monologue avant de m'endormir. Pire : plus j'en lis, plus j'ai envie d'en lire!
Depuis que je suis en âge de comprendre un texte littéraire (ce qui est assez récent...) tous mes profs prennent cet auteur en référence, à tort ou à travers. Bien sûr, je ne suis pas ignare, j'ai déjà lu une de ces pièces. Phèdre. En deuxième année. J'ai eu le coup de foudre. Mais je n'avais jamais pris le temps de lire le reste, juste de le survoler. C'est chose faite, et je viens de découvrir ce que tout le monde savait sauf moi : chez Jean, tout est bon! Alors pour le plaisir, je vous mets un petit extrait, celui que je connais presque parfaitement, et surtout celui qui m'a sciée quand je l'ai lu la toute première fois (Phèdre, acte I scène III):
Phèdre
Mon mal vient de plus loin. À peine au fils d'Égée
Sous les lois de l'hymen je m'étais engagée,
Mon repos, mon bonheur semblait être affermi,
Athènes me montra mon superbe ennemi.
Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue ;
Un trouble s'éleva dans mon âme éperdue ;
Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler ;
Je sentis tout mon corps, et transir et brûler.
Je reconnus Vénus et ses feux redoutables,
D'un sang qu'elle poursuit tourments inévitables.
Par des vœux assidus je crus les détourner :
Je lui bâtis un temple, et pris soin de l'orner ;
De victimes moi-même à toute heure entourée,
Je cherchais dans leurs flancs ma raison égarée.
D'un incurable amour remèdes impuissants !
En vain sur les autels ma main brûlait l'encens :
Quand ma bouche implorait le nom de la déesse,
J'adorais Hippolyte, et le voyant sans cesse,
Même au pied des autels que je faisais fumer.
J'offrais tout à ce dieu, que je n'osais nommer.
Je l'évitais partout. Ô comble de misère !
Mes yeux le retrouvaient dans les traits de son père.
Contre moi-même enfin j'osai me révolter :
J'excitai mon courage à le persécuter.
Pour bannir l'ennemi dont j'étais idolâtre,
J'affectai les chagrins d'une injuste marâtre ;
Je pressai son exil, et mes cris éternels
L'arrachèrent du sein, et des bras paternels.
Je respirais, Œnone. Et depuis son absence,
Mes jours moins agités coulaient dans l'innocence ;
Soumise à mon époux, et cachant mes ennuis,
De son fatal hymen je cultivais les fruits.
Vaines précautions ! Cruelle destinée !
Par mon époux lui-même à Trézène amenée,
J'ai revu l'Ennemi que j'avais éloigné :
Ma blessure trop vive aussitôt a saigné.
Ce n'est plus une ardeur dans mes veines cachée :
C'est Vénus toute entière à sa proie attachée.
Je ne m'en lasse pas. Si j'avais pu décrire le coup de foudre de cette façon! Vous avez de la chance, vous échappez de peu à l'analyse stylistique. Anecdote : la jeune cousine de Bibi voulant me coller il y a quelques temps (perturbée par le fait que je veuille passer du côté obscur de la force...) me récita les premiers vers de ce passage en me mettant au défi de deviner qui était l'auteur... mal lui en a pris... je lui ai déclamé le reste... elle n'en est toujours pas remise...
Et si vous avez la flemme de lire, je vous envoie écouter la voix de Sarah Bernhardt (vous savez, la belle actrice photographiée par Nadar en dessous...) récitant un extrait de la scène V de l'acte II.

On dit merci qui? Merci Jean!
p.s. : pour le croquis de costume : ©Christian Lacroix pour la mise en scène d'Anne Delbée à la Comédie Française en novembre 1995. Phèdre jouée par Martine Chevalier. Merci encore Co pour le bouquin!
27.2.08
Cocorico...

Oui, je sais, on est déjà mercredi, mais j'ai oublié de le poster lundi matin...
comme quoi, le cinéma français ne se porte pas aussi mal qu'on voudrait nous le faire croire... il suffit juste d'y aller pour le constater... et puis n'oublions pas non plus les oscars du meilleur maquillage et du meilleur court-métrage. Quant aux nombreux journalistes qui découvrent Marion Cottillard avec la Môme, qui ne se souviennent que de Taxi, ou ne la voient que comme madame Canet, que dire?... Qu'ils ne font pas correctement leur boulot. Parce que la demoiselle a quand même une jolie filmographie, et une belle intelligence quant aux choix artistiques, et ce depuis quelques années déjà... elle a même tapé dans l'oeil du grand Tim, c'est pour dire...
Bon, ce n'est pas tout, mais il faut que j'arrive à l'heure pour mon Paul Thomas Anderson... avec un très grand acteur que l'on ne voit pas assez : Daniel Day-Lewis... ah, tiens, surprise, un autre oscarisé...
p.s. : en passant : Pénélope Jolicoeur nous offre une semaine d'hommages cinématographiques sur son blog. Sont déjà en ligne les dessins de Grease, Nightmare before christmas, Phantom of the paradise... j'attend la suite avec impatience!
25.2.08
Du bon usage de la langue française...

Je ne parle pas souvent de politique ici. Non pas que cela ne m'intéresse pas, mais j'ai une légère tendance à balancer tout ce qui se trouve à portée de main quand on aborde le sujet, et je ne voudrais pas abîmer mon ordi... j'ai passé sous silence le divorce, le mariage arrangé, les tentatives pour modifier la constitution, la volonté d'annihiler toute liberté (y compris et surtout celle d'expression)... mais là, quand même, depuis dimanche je rigole bien!
Qu'un homme ayant fait de si hautes études, et prétendant pour cela à un si haut salaire, emploie un vocabulaire si populaire, honnêtement, moi, ça me poile!
Il eut été si simple à notre cher président d'écarter élégamment le malotru d'un simple et hautain "si cela ne vous sied point, éloignez-vous alors de mon chemin très cher". Les neuilliens auraient applaudi sa majesté en faisant moultes courbettes. Le bas peuple, n'ayant pas compris un traître mot, aurait mesuré l'étendue de l'intelligence de son chef en ne soupçonnant pas la moindre manipulation... (tout comme avec les monarques précédents Charles, François et Jacques...). Mais non. Notre président, contaminé par une démagogite aigüe chronique, se mit au niveau du voyou pas encore karcherisé qui le dédaignait. Pour un homme habitué à se maîtriser (tout comme le bouton nucléaire soit dit en passant...), et à domestiquer la langue française, l'effort était intense. Comment se montrer identique au petit français moyen, comment faire oublier ses efforts pour passer certaines lois rétroactivement de façon toute à fait illégale, comment enfin faire une nouvelle fois parler de soi dans tous les médias en évitant soigneusement le sujet politique? Un indice, c'est une phrase qui me vient souvent en tête en ce moment quand je m'intéresse à la politique...
C'est simple, il s'agit de quatre mots : "Casse toi pauvre con".
24.2.08
Claire Diterzi

Je ne peux que vous conseiller cet album. J'ai eu de la chance, j'ai pu aller au concert à Chaillot samedi soir, encore merci à ceux qui m'ont offert les places... Le spectacle était magnifique : une mise en scène dynamique, des jeux de lumière soignés, beaucoup d'humour, et surtout une musique envoûtante... bref, si ses 2 chanteuses, son altiste, sa bassiste et son batteur la suivent par chez vous, aucune hésitation : allez-y! Ce petit bout de femme vous entraînera loin, dans un monde que vous n'imaginez même pas!
On dirait qu'on joue à la maman...

Vendredi dernier je suis allée pour la première fois chercher seule à la crèche le p'tit bout d'bouille que je garde. Une autre galaxie.
Entrée dans la place (très sympa par ailleurs), je cherche du regard la truffe. Le voilà. De l'autre côté de la pièce. Chaussures retirées, je me faufile à travers les toboggans, ballons et doudous répandus. J'évite les mômes confiants qui me regardent dans l'espoir que je vais jouer avec eux, et je m'approche de mon suceur de pouce qui daigne enfin m'accorder un sourire. Après un bref résumé de la journée avec son assistant maternel, je me lève pour aller chercher ses affaires. Et là, la bouille désolée et paniquée s'accroche soudainement à moi en me lançant des regards suppliants (mais non, je ne vais pas t'oublier...). Affaires récupérées avec seccotine accrochée à ma jambe, nous nous dirigeons vers la sortie, en faisant des "au revoir" à tous les copains, et surtout en évitant d'embarquer ceux qui lorgnent vers la porte que nous entrouvrons le temps de nous faufiler... digne du remake simpsonien des oiseaux...
J'habille la trogne, je le mets dans sa poussette (mais marsouin! comment ça se déplie ce truc déjà?), et nous voilà dehors. Lui, mort de rire et montrant le moindre piaf du doigt. Moi, terrorisée à l'idée qu'on me prenne pour sa mère et évitant soigneusement les regards complices de toutes les mamans croisées avec chariotes du diable ...
Le trajet a duré une éternité. J'ai beau adorer ce gamin, le fait de me retrouver les deux mains collées aux poignées m'a tétanisée. Je n'ai pu souffler qu'une fois arrivée, l'engin maléfique plié, rangé, et surtout loin de mes yeux. Je ne le savais pas, mais c'est chose apprise : je déteste les poussettes.
Et je vais devoir recommencer tous les soirs de la semaine prochaine...
22.2.08
Et de six!

Elsa m'a tagguée... méchante fille!
#1. Je suis une monomaniaque du livre : je n'en ai jamais vendu ni donné un seul. Une fois qu'un livre entre dans ma bibliothèque, il y reste. Même si c'est une merde. J'ai encore tout mes Astrapi, Bibliothèque rose et J'aime lire d'il y a 20 ans... et je les relis... les livres, ce sont mes bébés, mes amis, mes amours... si je vous en prête un c'est vraiment que je vous aime beaucoup! Et quand je suis dans un bouquin, je suis autiste... n'insistez pas, il est normal que je ne vous entende pas....
#2. Je me cogne partout. Surtout chez moi. je ne suis pas maladroite pourtant, mais s'il y a un coin de table, une porte de placard, un mur à se prendre, c'est pour moi. Bibi m'appelle "PoumAïe" pour me chercher...
#3. Je suis un vrai loir. S'il y a moyen de dormir quelque part en sécurité, il me suffit de 5 min pour tomber dans les bras de Morphée... limite narcoleptique... J'adore dormir! Pour exemple, je me suis même endormie en plein concert un dimanche après-midi à la Route du rock, par terre, adossée à une grille...
#4. Je fais toujours des glissades avec mon caddie quand je suis sur le parking du supermarché...
#5. Je scotche très vite sur des broutilles. Et longtemps... Je peux rester une demie heure à regarder les nuages filer dans une flaque d'eau, ou le nez collé à la fenêtre à suivre les gouttes sur la vitre. Ou tout simplement à essayer de comprendre le motif de votre tapis, la construction de votre guirlande lumineuse, ce qu'il peut y avoir dans la trousse de mon voisin de B.U. .... quant aux musées, n'en parlons pas! je suis restée 2h l'année dernière devant un tableau d'Ingres, fascinée par les plis d'une robe.... et en général, c'est comme pour les livres : je deviens autiste....
#6. je suis une plaie pour toutes les personnes qui regarde un film avec moi : quand je ne récite pas les répliques des films que je connais (en anglais et en français, avec commentaire de la traduction...), je peste contre la mauvaise photo, le scénario, la musique trop présente (voire je chante le thème musical...)... Il m'arrive souvent d'engueuler les personnages des films d'horreurs pour leur stupidité. Je fais des hypothèses à voix haute sur le dénouement des films policiers (et souvent elles s'avèrent exactes, gâchant ainsi la fin à tous mes voisins...). Je rigole sur les baisers langoureux des films romantiques. Dès que je vois un clin d'oeil ou une référence du réalisateur à un autre film j'en fait part à mon entourage... Je me tiens presque correctement au cinéma si le film n'est pas mauvais... Sinon, si vous entendez une seule personne se marrer à un moment où tout le monde est silencieux dans la salle, c'est moi! (pour exemple, 300 où je suis allée jusqu'à pleurer de rire.... surtout aux grands moments lyriques... je me souviens encore de nombreuses répliques qui deviendront cultes...).
Voilà. Alors, c'est à mon tour de jouer à vilaine... je taggue Audrey pour ressusciter son blog , Vous mag, cecilplum, Thierry, Adeline parce qu'elle s 'endort depuis son retour du Japon , les frangines dès qu'elles auront crée leur blog...(ce qui ne saurait tarder...)...
20.2.08
Trottoirs
Ce soir, c'était la sortie des encombrants dans ma galaxie... tout les mois c'est la même chose. J'ai beau me dire que ce n'est pas raisonnable, que je n'ai vraiment plus de place dans l'appart', que j'ai encore moins le temps de tout retaper... c'est une maladie, je ne peux résister à l'appel du meuble, du truc, du bidule inutile. Je dois les sauver de la benne... au risque de me faire proprement enguirlander par Bibi... qui au final s'avère toujours content du relooking...
C'est bien simple, j'ai meublé presque tout le salon avec des rescapés. Et quand je n'ai vraiment pas la place, je range "provisoirement" chez des âmes bienveillantes.... J'ai ainsi une chaise et deux pots de peinture chez des cousins, une console, un tabouret, des cadres chez mes grands parents, je ne sais combien de trucs dans la cave des parents... depuis quelques mois pour les plus chanceux...
La pêche du jour :
- une petite étagère à épices neuve (il y a encore l'étiquette!) à repeindre en flashy (en même temps que le frigo... fin mars)
- une sacoche en cuir un peu usée mais sans problème de lanière ni de fermeture (parfaite, pour se la jouer "j'suis prof depuis longtemps, jeune con" l'année prochaine...)
- un pied de lampe (à trifouiller)
- une chignolle (ancêtre de la perceuse, inutile, mais bien marrante)
- deux petites tables avec tiroir et marqueterie (une seule sur la photo, mais elles sont identiques) sans poignées (je n'ai qu'à fouiller dans ma caisse à bazar)
- une table basse ronde en acajou dont le pied (démonté ici) ne tient que sur deux pattes, mais pas du tout compliquée à retaper...
Et encore, je me suis retenue (aargghh cette petite table ronde blanche de cuisine que j'ai lâchement abandonnée sur ce trottoir...).
Bref, un programme chargé pour les week-end suivant le concours!
Mon bô sapin...
19.2.08
La caverne...
J'ai travaillé tard hier soir... je sais, ce n'est pas une excuse. Mais bon... ça faisait longtemps (trop à mon avis) que j'étais allée dans cette petite boutique ( je vous donnerai l'adresse comme récompense... plus tard... gniac, gniac...). Une fois mes cours terminés, et avant de me remettre au boulot, j'attrape donc un bus, et me voilà partie pour la caverne d'Ali Baba! Toujours le même frisson en entrant dans cette toute petite ruelle, et le même sourire en apercevant la vitrine fleurie. Je pousse la poignée en porcelaine, j'entend la clochette, et c'est parti pour la recherche du trésor incongru. Dans cette échoppe, c'est simple : c'est le bazar. si vous voulez trouver quelque chose, il vous faut ouvrir les yeux en grand, et vous laissez attirer par ce scintillement, cet éclat de couleur vive, ce petit panier, caché là, au fond, en dessous... et vous aurez toujours un coup de coeur.
En bref, bilan d'aujourd'hui :
1- ce badge mamzellemamath, tout mimi avec sa dentelle, son rose bonbon, et surtout l'épingle à chignon "tête de mort" de la geïsha... il n'était pas sur ma liste, mais j'ai craqué...
2- des cartes postales nicoletta beccoli pour la marelle en papier que je montrerai dans un prochain billet, vu que je ne veux pas gâcher la surprise de celles qui vont les recevoir...
3- une carte postale Sophie Adde toujours pour la marelle en papier devant laquelle j'ai scotché pendant au moins cinq bonnes minutes en me demandant où je l'accrocherai pour bien la voir....
4- la raison de mon déplacement : cette kokeshi (poupée traditionnelle japonaise) sur laquelle je bave depuis quelques mois...
J'avais prévu de la prendre en blanc, mais quand j'ai vu l'acajou... je n'ai pas pu me retenir. La copine viendra plus tard! J'adore ce petit coté traditionnel, mais en même temps un peu design... et puis, on a l'impression qu'elle va se mettre à hocher la tête en s'inclinant, les mains jointes, et en nous révélant quelques secrets mutins...
Je n'ai passé qu'une demie heure dans la place. Et heureusement pour mon porte-monnaie... En tout cas, une chose au moins se confirme : je suis bien une fille...
18.2.08
Paresse

" La paresse ne peut se passer de travail; on se repose voluptueusement que si l'on a pu se fatiguer. "Rivarol
à méditer... surtout alors que je termine des fiches d'ancien français pour m'autoriser une toute petite heure paresse-shopping demain après-midi... tout se mérite...
et au passage, Alain Robbe-Grillet est mort, et ça, c'est bien dommage... le bilan s'alourdit cette année...
p.s. : le repos, de Picasso, au cas où vous auriez été curieux...
17.2.08
Dimanche soir...

Encore un dimanche soir. Une soirée pépère. Un petit peu de rangement, un petit peu de préparation pour demain. Bref, un dimanche soir au chaud qui donne envie de se blottir sous la couette. Un dimanche d'antan où ne manquent que la cheminée et la famille pour raconter les mêmes histoires. Vous savez, ce style de dimanche soir où l'on est ennuyé que ce soit déjà le soir, mais où l'on se réjouit, presque malgré nous, parce que l'on sait qu'il nous reste encore quelques heures avant lundi matin...Donc on attend, calmement, en profitant.
Bonne fin de semaine à tous. Bon début de semaine à tous.
p.s.: une pensée à tous les nez-qui-coulent dans mon entourage... courage mes grands, c'est bientôt fini! Mais j'vous préviens: si un seul a été contagieux et m'a refilé la grippe, angine, gastro qu'il se trimbalait... gare au billet! Je sais qui a quoi!
16.2.08
Mon lustre tendance
J'avais besoin de me détendre. J'ai fait un peu de travaux manuels... Je suis partie d'une idée de La méchante qui expliquait comment elle avait réalisé un montage pour éclairer sa salle à manger. Tout simple :
1- vous allez chez Ikéa (ou autre...) et vous prenez 3 boules japonaises blanches (Regolit, 1,50e) , 3 lampes de tables Grönö (3,99e la bête, il y a pire), et éventuellement une ou deux petites guirlandes si vous craquez, ce qui est à peu prêt inévitable là-bas, même quand vous venez avec une liste que vous tenez fermement en main...
2- rentré, vous peignez vos boules papiers : j'ai pris de la gouache. J'ai fait le mélange de couleur que je souhaitais, et j'ai gardé l'eau de rinçage du pinceau : c'est elle qui a servi a colorer le papier avec un pinceau très épais, et tout doucement pour ne pas le déchirer... séchage à un cintre dans la douche... j'ai coloré en violet, magenta, orange. résultat une fois sèche :
4- Ensuite, vous prenez un feutre et vous vous amusez, en faisant attention à ne pas appuyer trop fort pour ne pas déchirer le papier, ni que la couleur s'étale d'une façon non désirée. Mon truc, en ce moment, c'est les fleurs de cerisiers. Donc, j'ai fait mumuse.
5- Démontez votre Grönö et bricolez votre boule sur l'attache, en faisant bien attention à ce que l'ampoule ne touche pas le papier.
6- mettez vos 3 lampes ensembles, et dissimulez les fils. Je l'ai ai mis derrière mon rideau de bar (c'est mon coté théâtre à marionnettes... je mettrai des photos de l'appart'... un jour).
7- Allumez. WAOU! C'EST BÔ!!
Quant à ce qui reste de la Grönö, j'ai fait un peu de peinture sur verre dessus, et j'ai glissée une guirlande à pile dedans, ce qui me permet de la trimbaler partout dans l'appart'.
Je vous avez prévenu, je suis très fleurs de cerisier en ce moment...
Voilà! Comment faire plusieurs lampes tendances et déco pour moins de 20 euros...
à vous les bricolos du dimanche!
14.2.08
Je hais les limaces....

Ce soir, en rentrant dans ma super navette, je me suis rendue compte qu'elle était infestée de ces gastéropodes baveux. Je ne sais pourquoi, soudainement, ces invertébrés ont pullulé. Et bizarrement, uniquement des spécimens siamois impossible à séparer... ça doit être le mucus, surtout en cette fin de soirée particulièrement froide...
enjoy valentines...
13.2.08
Une chanson?

Ben oui. Je l'ai regardé. Pire. Je l'ai même en dvd (pour ma défense, ce n'est pas moi qui l'ai acheté...je ne vise personne). Et alors, le pire du pire, c'est que j'ai aimé. OUI, MAIS JE N'ASSUME PAS!! Je prétend que c'est le lavage de cerveau publicitaire, médiavisuel, etc. pour la Saint Valentin (*/%=#!!!) qui fonctionne. Non, ce n'est pas une excuse bidon... Oui, je suis conditionnée. Ce n'est pas de ma faute si j'aime la guimauve. C'est de leur faute à eux, là, eux qui font des films drôles, et complètement ringards dans les costumes (ben oui, le scénario se passe en 1985... le look 80's fluo et jacksonnien, ça vous rappelle quelque chose?). Des films où l'on découvre avec plaisir que, ah, tiens, Adam Sandler chante vraiment bien. Des films où Drew Barrymore est tellement mignonne, que l'on en viendrait presque à essayer le gilet jaune à boutons papillons et le serre-tête rose. Des films où l'on connaît toutes les chansons reprises et où l'on peut chanter à tue-tête (surtout du Boy Georges). Des films où, oui, on ose avouer que les mariages c'est ringard et que ce n'est pas près de changer (et alors? j'aimeuh pas les mariages! il est où le problème? je regarde déjà des films de m... alors ne me cherchez pas!). Bref, des films qui nous apprennent à justement supporter les mariages passés, présents, et futurs avec beaucoup de dérision....
12.2.08
Madeleine proustienne
Il était là sur le présentoir, inévitable petit bonhomme blanc, et j'ai eu l'effet madeleine en l'apercevant. Vous savez, ce petit air de déjà vu on ne sait plus où il y a très, très longtemps... ce petit côté d'ami de toujours oublié qui resurgit avec un pincement au coeur....

Je n'ai malheureusement pas le temps ce soir de vous faire une présentation détaillée et de l'auteur (j'en ferai une, promis!), et de cette première édition française (ce n'est pas trop tôt soit dit en passant!! le premier tome est quand même sorti en Finlande en 1954...), mais pour me faire pardonner je vous laisse un petit extrait de "Moomin sur la côte d'Azur", histoire que vous voyez à quoi ressemble le dessin... bien évidemment, dans le livre, c'est en français....
11.2.08
Sang-froid...
Hier soir, après un long week-end de déménagement, de déblayage, de bouclage, j'avais besoin de souffler. Je propose alors une soirée Dvd à Bibi (diminutif de Big, vous l'aurez compris si vous suivez...). Le choix m'est dévolu dans un accès typiquement masculin de "je te laisse choisir ma chérie" (traduisible par "je ne prend pas de risque de peur de me faire râler dessus si le film est mauvais"). Dilemme cornélien : The Wedding Singer ou Cronos? Trop fatiguée pour me laisser engluer dans la guimauve et prévoyant de m'endormir bien lovée sous le duvet pendant la séance, je saisis d'un geste magnifique le Guillermo Del Toro et lâche avec grandeur un "je prend un fantastique pour toi...".
Bien m'en a pris...Je n'ai pas dormi.
Ce premier long du mexicain est révélateur de son talent. Je l'avais loupé en 1993. je me suis récupérée. Noir, tendre, flippant, beau, on accroche dès le prologue en voix of où l'on découvre un alchimiste du XVIe siècle poursuivi par l'Inquisition : il aurait oeuvré à la fabrication d'une horloge qui conférerait l'immortalité à son possesseur.
1937, une maison s'écroule. Dans les décombres, un vieil homme très pâle murmure avant de mourir "Suo tempore". Une légère ressemblance avec notre alchimiste, une cicatrice étrange sur la main. On apprend que ses biens sont vendus aux enchères. De l'horloge aucune trace. Générique.
Nous voici une quarantaine d'années plus tard, chez l'antiquaire Jèsus Gris (oui, c'est exprès...). Une statue, des insectes sortant de son oeil (tiens, ça me rappelle un film récent...), un son creux, un socle qui bouge, et le voilà qui déniche une mystérieuse sphère en or... Problème : cet objet est visiblement très désiré par un vieil homme mourant qui délègue son neveu, un colosse nommé Angel (nan, pas le vampire, vous avez des références de m...) pour le récupérer. S'enchaînent alors autour de cet oeuf incongru d'étranges évènements : le conflit entre le vieil homme et Jèsus, la découverte d'un mécanisme assez particulier, son utilisation. Un unique témoin : la petite fille de l'antiquaire...
Je ne vais pas dévoiler tout le synopis. Une atmosphère tendue, un fantastique original, une horreur sous-jacente, un effroi surgissant de façon inattendue, un trouble inquiétant, une photo impeccable, des acteurs parfaitement ambigus, une musique diffusant le malaise (merci Javier Alvarez, toujours au poil...), un décor noir, un objet central magnifiquement terrifiant... Que dire de plus?
Une mention spéciale peut-être pour les deux acteurs Federico Lupi et Ron Perlman qui m'ont bluffé. D'ailleurs on les retrouve avec plaisir quelques années plus tard chez le même réalisateur : Lupi dans l'échine du diable, Perlman dans Blade et Hellboy (vous savez, le gros truc rouge avec des cornes...)
Donc, si vous croyez que le labyrinthe de Pan sort de nulle part, et que Blade est le film d'un "yes man", vous devriez mater ce petit bijou!
Et puis même sans cela, c'est un film à voir absolument!
p.s. : ah, et puis... j'ai aussi scotché devant Paycheck... en fin de soirée... comme si je n'avais rien d'autre à faire.... on en reparlera plus tard...
8.2.08
Divins dessins

Ma mission paraissait pourtant simple : trouver le premier album d'un jeune auteur pour pouvoir le chroniquer pour ma bien-aimée rédac' chef. Pleine de bonnes intentions, je me précipitai chez mon libraire spécialisé préféré (la librairie Super Héros, ça vous dit quelque chose?). Et là ce fut le drame : impossible de dénicher un petit trésor d'ingéniosité, un petit dessin ne demandant qu'à être regardé qui aurait fait partie d'un nouveau né....
Par contre, j'ai trouvé cet excellent deuxième album de Nicolas Presl. Le premier, Priape, m'avait déjà fait de l'oeil en 2006, mais celui-là fait plus que confirmer le talent de son auteur. Pas un mot, un dessin en noir et blanc qui tranche dans le sujet, l'action et l'émotion avec cruauté, des planches bourrées de références culturelles picturales. c'est simple, on sent plus qu'on ne voit l'histoire se dessiner, on vacille au bord du gouffre de cet univers onirique cauchemardesque. Une bonne claque, la première depuis le From Hell d'Alan Moore en ce qui me concerne.
p.s. : je suis aussi repartie avec une édition française de Moomin... on y reviendra....
7.2.08
"La mère d'Hamlet s'appelle Gertrude!"

Eh oui, encore un glorieux moment de cinéma. Ce soir, je me suis laissée tenter par "Opération Shakespeare". Oui, je l'avais déjà vu. Oui, je sais que c'est gentillet. Oui, la réalisation n'est pas des mieux travaillées. Mais ça fait beaucoup de bien à mon ego de futur prof (croisons les doigts). En bref pour ceux qui ne l'auraient pas vu : un publicitaire à la ramasse joué par l'excellentissime Danny de Vito (pas un seul film où je l'ai trouvé mauvais... un record!) se retrouve parachuté dans un camp de formation de l'armée pour essayer d'inculquer quelques notions de langue et littérature anglaises à des cas désespérés. Un peu atypique dans sa façon de procéder, il parvient à fasciner ces jeunes et leur fait découvrir la dignité humaine. Certes, ça ne casse pas trois pattes à un canard. Mais c'est bon de voir un film où un prof s'en sort avec les honneurs. Un film qui n'est pas dans un quartier difficile au milieu de gangs, qui n'est pas dans une école huppée au milieu de dépressifs, et surtout qui nous fait rire! En gardant l'essentiel du métier d'enseignant : croire en ses élèves. Je suis peut-être idéaliste, et je vais probablement tomber de haut si j'ai ce -*%/+ de m%#=*- de concours, mais ça m'a remotivé pour travailler, et ça, c'est déjà une victoire! Shakespeare chez les trouffions, rien de tel pour repartir du bon pied gauche... droite... gauche...
p.s. : à noter la présence insignifiante du jeune et encore inconnu Marc Wahlberg au générique, toujours aussi mauvais acteur...
5.2.08
Mon coeur balance....
A l'approche de la Saint Valentin -fête de %*#/+!-, il nous prend parfois l'envie de faire des choses stupides. Comme de regarder Bridget Jones, uniquement pour les beaux yeux de Mark/Colin -aux grands maux les grands remèdes, je suis toute seule ce soir!-. Ainsi, alors que j'étais confortablement larvée sur le canapé dans mon duvet ultra moelleux, je m'interrogeai : si j'étais une héroïne de film romantique, lequel de ces fantasmes voudrais-je voir à mes pieds, éperdu d'amour? Après moultes réflexions pétassiennes, je me rendis compte qu'il était impossible de trancher...

Darcy est énervant. Il sait tout, il est parfait, et surtout, "il nous aime telle que l'on est", argument non négligeable comme vous le soulignera toute femme en train de blogger sur des questions existentielles de ce genre...

Sparrow est séducteur, fantasque et surprenant. Oui, il est aussi menteur et roublard. Mais... il a un bô bateau (la plupart du temps) et peut nous emmener sur un claquement de doigts aux caraïbes, ce qui est plutôt tentant quand on met le nez par la fenêtre en ce moment....

Quant à Big, je crois que j'en ai un exemplaire relativement similaire par chez moi...
Autant se l'avouer, si c'est là une recette de l'homme idéal, nous ne sommes pas au bout de nos peines les filles!
Et pour vous, ce sera quoi?
p.s. : Eh oui, au cas où vous ne l'auriez pas encore remarqué, je suis une fille, et je n'échappe malheureusement pas aux règles du genre....
4.2.08
Figue ou raisin?

Je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mais il est parfois de ces week-end où l'on hésite entre sourires et grimaces : boudin à cause d'un mariage heureux mais symbole d'un foutage de gueule, d'une séparation bénéfique mais un peu triste quand même, d'un pot amical mais bien casse-bonbons, de fiches de phonétiques intéressantes mais fastidieuses à construire, d'une bonne bouffe mais d'une balance qui râle... Heureusement, il y a aussi la joie de faire un voyage en voiture qui rappelle de bons souvenirs, de fêter un anniversaire maternel de plus, de voir que les cadeaux sont parfaits, de retrouver la famille, d'être dans sa chambre de petite fille, de rire avec les oncles et tantes, de recevoir des confidences des frangines, de petit déjeuner avec l'ami de toujours, de voir un rayon de soleil passer par la fenêtre au moment précis où l'on ouvre les yeux... voilà toute la saveur de la vie!
Mon crakers au fromage et mon thé m'attendent, alors tout simplement : bon début de semaine à tous!
3.2.08
1.2.08
" Il gelait dans la chambre!"

Ma Manman à moi, elle est comme dans les contes de Potter : elle cuisine bien, elle est douce, elle raconte de belles histoires, elle est patiente, elle est coquette, elle pleure quand elle rit, elle est gourmande, elle s'occupe de tout le monde, mais pas assez d'elle, elle est nourricière, elle est gentille, elle est têtue, elle a la main verte, elle radote parfois, elle n'aime pas l'eau sur la tête, elle est (très) bavarde, elle adore les enfants, elle est anxieuse, elle est sensible, elle s'endort devant la télé, elle s'entend bien avec les p'tits vieux, elle est généreuse, elle boit du thé, elle peste après le chat (qu'elle adore), elle est chatouilleuse, elle bouge tout le temps, elle est rigolote, elle a toujours raison, elle se sent nue sans ses boucles d'oreilles, elle chante souvent, elle est la groupie de mon papa (et sa muse), elle a les joues rouges, elle est stoïque devant un ordi, elle est curieuse, elle prend un an de plus aujourd'hui, et surtout le jour où elle est née en 54, "il gelait dans la chambre, une heure avant que j'arrive!"....
Bô n'anniversaire ma Manman!
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